Cette troisième étape du Dakar 2022 restera à jamais gravée dans l'histoire comme celle de la première victoire d'un Buggy à propulsion électrique. Après la véritable débâcle de dimanche les écartant d'emblée de la lutte pour le podium final, les Audi e-tron se sont bien rattrapées ce mardi avec le succès de Carlos Sainz, la troisième place de Stéphane Peterhansel et le cinquième rang de Mattias Ekström sur la boucle de 255 km autour de Al Quaisumah. Il s'en est fallu de peu (38 secondes) pour que le Sud Africain Henk Lategan (Toyota) prive l'Espagnol d'une première place crédibilisant le projet de la marque aux quatre anneaux ne pouvant désormais plus signer que des coups d'éclats comme celui-là.

Le leader Nasser Al-Attiyah est passé en mode gestion quand il a appris que son unique rival Sébastien Loeb avait crevé en début de spéciale. Le Français a remis cela une centaine de kilomètres plus loin et a donc dû terminer la spéciale à allure modérée, sans plus aucune roue de secours. Une triste journée donc pour l'équipage franco-belge du buggy Hunter BRX qui a perdu 33 minutes et compte désormais 37'40 au classement général sur la Toyota du Qatari. Après seulement trois jours de course, c'est énorme comme écart entre les deux premiers.

C'est nettement plus serré sur deux roues puisque si l'étape du jour est revenue au Portugais Joachim Rodriguès, le Britannique Sam Sunderland (Gas Gas KTM) ne compte plus que quatre petites secondes d'avance au classement général sur la Yamaha du Français Adrien Van Beveren.

Enfin, notons encore qu'après sa victoire d'étape de lundi, Guillaume de Mevius était à nouveau arrêté après seulement quelques kilomètres, transmission cassée. Deux bris de transmission en trois jours, on peut se poser des questions... "Un problème de sous-traitant," selon le patron du team Overdrive Jean-Marc Fortin.