Le Français Sébastien Loeb et son co-pilote belge Fabian Lurquin (BRX Hunter) se sont adjugés la 2e étape du Dakar à l'issue de la spéciale entre Ha'il et Al Qaisumah longue de 338 km. Le nonuple champion du monde des rallyes (WRC) renoue avec le succès qui se refusait à lui depuis l'édition 2019. C'est par ailleurs sa 15ème victoire d'étape, ce qui lui permet de rejoindre Jean-Louis Schlesser et Bruno Saby au panthéon du plus célèbre des rallye-raids. C'est par ailleurs la première fois que l'illustre structure Prodrive, qui engage et prépare les buggys BRX, décroche un succès partiel sur le Dakar.

L'Alsacien s'est imposé avec 3 minutes et 28 secondes d'avance sur la Toyota du leader le Qatarien Nasser Al-Attiyah (Toyota). N'ayant plus rien à perdre après avoir perdu un temps colossal hier, Carlos Sainz et Stéphane Peterhansel ont signé les 3e et 4e chronos sur leurs Audi RSQ e-tron. L'Espagnol finit à 5:52 de Loeb, le Français à 7:56. Également retardé hier, Nani Roma (BRX Hunter) complète le Top 5 à 8:02.

Al-Attiyah conserve la première place du général. Il devance Loeb de 9:16. L'Argentin Lucio Alvarez (Toyota Overdrive), 11e de l'étape de lundi, est troisième à déjà 40 minutes et 53 secondes.

L'Espagnol Joan Barreda (Honda) s'est imposé en motos où le Britannique Sam Sunderland (Gasgas), deuxième, est désormais en tête du classement général.

Demain, les concurrents doivent effectuer une boucle de 255km. La dose de sable du jour, conséquente, se situe sur la première partie de la spéciale. Et si la deuxième partie, plus roulante, parait plus abordable techniquement, les incessants croisements de pistes sont autant de sources d’erreurs et donc de minutes perdues en demi-tours et divers détours. Il faudra aussi avoir à l’esprit la question de la gestion des pneus pour terminer sans encombre le marathon.