Championnat du Monde : Mariembourg accueille la crème de la discipline

MARIEMBOURG Le grand regret d'Ayrton Senna avait été "de ne jamais avoir gagné le Mondial de karting". A elle seule, cette réflexion témoigne de l'importance que peut avoir cette course aux yeux des pilotes. Pour un jeune rêvant de marcher sur les traces des grands, un titre mondial peut être le tournant d'une carrière. Pour les usines, c'est une épreuve qui peut rapporter gros car un sacre vaut toutes les publicités...

La particularité du Championnat du Monde est qu'il est disputé en un seul week-end. C'est donc le résultat de la finale qui donne le classement. Seule cette course compte, ce qui contribue à faire monter la tension au fil des essais chronométrés, des manches qualificatives (34 pilotes sont qualifiés) et de la préfinale (qui détermine la grille de la finale).

Si on dit souvent - à juste titre - que le karting est la meilleure des écoles avant une carrière en sport automobile, il faut savoir que tous les pilotes inscrits ne sont pas des jeunes rêvant de F1. Certains sont de vrais spécialistes. Pilotes professionnels, payés par les usines pour défendre leurs couleurs, ils effectuent toute leur carrière dans la discipline. Qu'ils s'appellent Davide Fore, Marco Ardigo, Sauro Cesetti (Ita), Armand Convers (Fra) ou Gary Catt (G-B), pour n'en citer que quelques-uns, ils exploitent leur talent et leur expérience pour essayer de faire mordre la poussière aux jeunes loups prêts à modifier l'ordre établi. Parmi eux, on pointe le Danois Michael Christensen, Le Britannique James Calado, le Finlandais Matias Laine ou l'Anglo-Pakistanais Kazeem Manzur.

Et puis, il y a les Belges ! Pilote d'usine CRG, Jonathan Thonon emmènera la délégation noir-jaune-rouge. Mais on surveillera le Liégeois Benjamin Bailly, représentant officiel de la marque Kosmic, le jeune Rick Dreezen et le Bruxellois Glenn Keyaert, un privé qui ose affronter les usines. Avec un podium belge à la clef ? On croise les doigts !



© La Dernière Heure 2007