Un Belge a offert une victoire à Bentley. Mais pas celui qu’on croit. Mine de rien, Stéphane Lémeret a signé son 2e succès de catégorie en 22 participations. La fois d’avant, c’était en 2015 avec la Ferrari AF Corse en Pro-Am. "De toutes les éditions des 24 Heures que j’ai disputées, celle-ci est assurément la plus difficile", souffle-t-il. "Les conditions de piste étaient très délicates à cause de la météo."

Il n’était toutefois pas question de cheval cabré pour le pilote-journaliste cette année qui était engagé en Am sur une Bentley du team CMR. Un beau challenge, sachant que l’Anglaise convient moins aux amateurs. "La fenêtre d’exploitation de la Continental est très étroite", commente Stouf. "Soit elle marche du tonnerre, soit elle n’avance pas. Ce n’est pas l’idéal pour des gentlemen drivers."

Le jour n’était pas encore levé que Lémeret et ses équipiers français Ricci, Mateu et Tribaudini étaient les seuls rescapés de la classe Am. "La concurrence était là, mais nous avons roulé intelligemment et n’avons pas fait de bêtises."

Lémeret a de surcroît eu un week-end bien chargé puisqu’il disputait deux courses de GT4 européen au cours du même week-end, qui plus est avec la même équipe. "Même si nous avons gagné la course 2, notre abandon en course 1 fait que nous perdons des points sur nos rivaux au championnat. Mais je demeure très heureux de mon week-end avec CMR. C’est vraiment devenu une nouvelle fa mille, comme le fut Delahaye Racing à l’époque. Charly Bourachot me fait totalement confiance, c’est incroyable."