Kristoffersson (VW) s’impose, notre compatriote termine 15e.

La démonstration que le Championnat du Monde de Rallycross est en plein essor a encore été fournie ce week-end à Mettet, où plus de 25.000 spectateurs se sont pressés autour du Circuit Jules Tacheny. La clé du succès de la formule, outre un spectacle quasi permanent, est facile à comprendre quand on déambule dans le paddock. Les acteurs et les voitures de rallycross restent très accessibles pour le public. On n’en prendra pour exemple qu’en fin de meeting, la foule se pressait devant le stand Peugeot, parce que Sébastien Loeb s’y livrait de bonne grâce aux dédicaces et selfies.

Cette manche belge du WRX n’a pourtant pas permis à Seb de revenir dans la course au titre. Victime de bousculades en Q4 et en demi-finale, il ne pouvait se qualifier pour la finale. Une finale où la lutte en tête était palpitante entre la Peugeot 208 de Hansen et les VW de Solberg et Kristoffersson. Ce dernier s’imposant sur le fil. Pour François Duval, le week-end aura été plutôt frustrant. Avec une Peugeot 208 de location manquant de puissance, il n’a pu défendre ses chances dans ce peloton très compétitif.

"Les équipes de pointe ont fait un grand pas en avant depuis l’an dernier", analyse-t-il. "Lors des essais, la voiture patinait trop. L’équipe a chargé le différentiel pour corriger le tir, mais peut-être trop. La voiture était instable à l’accélération. C’est difficile de se livrer à un one shot en rallycross. Même si j’avais un budget double de cette année, il n’y a pas de voitures de pointe à louer."

Et quand on lui demandait pourquoi il avait levé le pied tôt au départ de la Q3, sa réponse était surprenante: "Bakkerud, à ma gauche, était 2m devant moi. Si j’avais insisté, je l’aurais tapé dans le droite car il m’aurait serré. Je ne voulais pas pénaliser un habitué. Je ne voulais pas me faire remarquer ici…" François a ainsi terminé à une anonyme 15e place, l’autre Belge Michael Dekeersmaeker se classant 18e.

En RX2 (des voitures toutes similaires de 320 ch), Guillaume Deridder n’a pas vraiment réussi à donner tort à Skoda de ne pas l’avoir retenu comme pilote officiel en rallye. Il a terminé 9e (sur 17) d’une catégorie largement dominée par le François Cyril Raymond. En ERX, une qualification pour les demi-finales était déjà un succès pour Florent Hontoir, finalement 11e sur une Skoda Fabia dépassée.