Le pilote Red Bull n'a pas été sanctionné pour sa manoeuvre de dépassement musclée sur Charles Leclerc

C'est officiel ; un peu plus de trois heures après l'arrivée du GP d'Autriche, le collège des commissaires sportifs, après avoir entendu les deux pilotes, a rendu son verdict et décidé de ne pas infliger de pénalité à Max Verstappen qui conserve donc une victoire acquise de haute lutte après une folle remontée depuis le 8e rang suite à un départ loupé.

"Les voitures 33 (celle de Verstappen, ndlr) et 16 (de Leclerc) se sont engagées dans le virage 3 côte-à-côte mais il n'y avait clairement pas suffisamment de place pour les deux," ont expliqué les commissaires. "A la sortie du virage, il y a eu un contact entre les deux voitures. Au vu de l'ensemble des circonstances, nous ne considérons pas qu'un des deux pilotes soit responsable pleinement ou de manière prédominante. Nous considérons que c'est un incident de course. »

Charles Leclerc devra encore patienter un peu avant de décrocher son premier succès en F1 qu'il mérite de gagner à la régulière tant le talent du pilote Ferrari est évident et non pas sur tapis vert.


Ferrari pas d'accord avec la décision des commissaires, ne fera pas appel

Ferrari, qui juge la décision "mauvaise", ne fera cependant pas appel contre le verdict des commissaires, qui permet au Néerlandais Max Verstappen (Red Bull) de conserver sa victoire de dimanche au Grand Prix d'Autriche de Formule 1, la 9e des 21 manches du championnat du monde.

"Mon avis est qu'il s'agit d'une mauvaise décision", a en effet déclaré le directeur de la scuderia Mattia Binotto. "Max avait la place pour passer, mais a poussé Charles (Leclerc) hors de la piste. Il a donc transgressé le règlement. Mais si ce n'est pas l'avis des juges, il faut néanmoins respecter celui-ci. Donc bravo Max, qui a d'ailleurs fait une course fantastique, comme Charles, lequel aura d'autres opportunités. Ne pas faire appel, c'est mieux pour le sport. On tourne la page..."

Ce qui n'empêchera pas d'autres incidents et accidents de survenir encore lors des prochaines courses.

"Sans doute", admet Binotto. "Mais comme nous l'avons souvent dit, il faudrait laisser les pilotes libres de se battre. C'est ce que je crois, même si je ne suis peut-être pas heureux de la décision. Mais elle est bonne pour le sport et pour la F1."

Il va de soi que dans le clan de Red Bull, Christian Horner, l'homologue de Binotto, se félicitait lui sans réserve, de la décision des commissaires, de ne pas sanctionner le dépassement controversé de son pilote-vedette.

"Max a passé Charles au freinage, et était devant à la corde", expliquait-il. "C'était donc à l'autre pilote de lâcher, et c'est ainsi que Tom Kristensen et les autres commissaires l'ont vu. Tant mieux..."