Moteurs Malchanceux à Spa-Francorchamps, le Grézien ne perd pas espoir pour une victoire outre-Manche.

Il n’est jamais facile de s’affirmer dans un pays qui n’est pas le sien. Surtout en Grande-Bretagne où l’insularité est très présente. Ulysse De Pauw a pourtant fait le choix du championnat britannique de F3 pour poursuivre sa carrière en monoplace.

Une saison faite de hauts et de bas dans une compétition peu connue mais très relevée. "La F3 BRDC est très compétitive", commente le jeune loup de 17 ans. "À Spa, les 12 premiers étaient rassemblés en 8 dixièmes. Peu de championnats peuvent en dire autant. Même si je ne compte qu’un podium à mon actif, je tire un bilan positif de cette premièree partie de saison. Mon programme s’est décidé très tard et j’avais tout à découvrir, que cela soit la voiture ou les circuits. Mais je m’étais fixé comme objectif de jouer les premiers rôles et je l’ai prouvé."

Peu verni cette saison, le Brabançon débarquait à Spa-Francorchamps avec une motivation décuplée. Leader d’un team Douglas qui fait office de Petit Poucet face à Carlin, Ulysse a été en manque de réussite malgré des qualifications prometteuses. "En Course 1, un capteur de pression d’huile était défectueux et j’ai donc perdu deux places pour finir 7e", commente-t-il. "Avec le principe de la grille inversée, je partais 12e en Course 2. Je suis remonté jusqu’en 7e position, mais au dernier freinage, j’ai été victime de la manœuvre d’un autre concurrent qui m’a coûté deux places. Je termine donc 9e. En Course 3, je partais en 1re ligne mais le poleman a arraché mon aileron avant en revenant sur la bonne trajectoire. Je suis remonté en piste pour signer le deuxième chrono en course. J’avais la vitesse pour gagner."

Ulysse n’aura pas tout l’été pour ruminer cet échec puisque la F3 anglaise se produira à Brands Hatch, dans deux semaines. "Durant tout le week-end, j’ai démontré que j’étais capable de gagner. On va désormais amorcer la dernière partie de la saison. Mis à part Brands Hatch, j’ai déjà couru sur les deux autres circuits qu’on visitera. La 3e place est toujours dans ma ligne de mire. Après, il sera temps de penser à 2020. J’aimerais poursuivre en monoplace car cela ne peut me donner que du cachet pour le futur de ma carrière."

Le sport automobile, c’est comme le théâtre : on se souvient avant tout du final. Et gageons que De Pauw ne voudra pas louper sa dernière scène…