Interview avec le simracer belge qui fait partie de l’e-Team WRT aux 24 Heures virtuelles du Mans ce week-end…

Ce week-end, le sport automobile aura les yeux braqués sur les 24 Heures virtuelles du Mans qui proposent un plateau à faire rougir bien des épreuves réelles. Et, cocorico, l’e-Team WRT partira en première ligne avec l’Oreca n°30 noire et rouge. Dans l’équipage, on retrouve Fabrice Cornelis, considéré comme un des meilleurs simracers belges. A quelques heures du départ, le néerlandophone s’est confié sur sa participation à cette folle aventure au sein du team de Vincent Vosse et Yves Weerts.

Comment avez-vous intégré l’armada WRT ?

« C’est Fred Colaux, qu’on ne présente plus au sein de l’équipe, qui m’a contacté. Ne croyez pas que je dois ma place au sein du team grâce au confinement et à la médiatisation du simracing. Cela faisait depuis un moment que WRT souhaitait faire quelque chose avec moi. J’ai déjà couru pour le team lors des courses virtuelles de GT3. Alors, quand l’e-team a décroché son ticket pour Le Mans, ils ont eu la gentillesse de m’enrôler aux côtés des pilotes pros Dries Vanthoor et Kelvin Van der Linde, et un autre simracer nommé Arne Schoonvliet. »

Rouler pour WRT, qui plus est avec de grands pilotes, n’est-ce pas trop de pression ?

« Il y a clair qu’il y a de la pression mais aussi de la fierté d’être pilote, même virtuel, pour WRT. Les 24 Heures virtuelles du Mans sont la course du siècle dans le domaine de l’e-sport. Beaucoup de monde regardera cette course. Toute l’équipe nous supportera. Alors, pas question de les décevoir. Heureusement, l’entente avec Dries, Kelvin et Arne est excellente. Nous formons un quatuor très homogène. Nous tournons dans la même demi-seconde. Dans une course d’endurance, c’est très important. »

Ce n’est que du jeu vidéo et pourtant, l’équipe a pris ça très au sérieux…

« Exactement. Toutes les écuries engagées ont mis les petits plats dans les grands. Tout comme Toyota qui a débauché son staff de stratèges, nous avons préparé cette course comme si nous courions dans la réalité. Nous avons un ingénieur, un analyseur de données mais aussi Andy Jaenen qui sera notre spotter. Avant la date fatidique, nous avons roulé non-stop pendant trois semaines pour valider les réglages, calculer la consommation, l’usure des pneus, le nombre de pitstops, etc. »

Le simracing a été marqué par de nombreux incidents ces dernières semaines. Craignez-vous que ça tourne au carnage ?

« Il y a un risque que les crashs soient légion, surtout lors des premiers tours parce que ce sont les pilotes professionnels qui sont chargés de prendre le départ. A mon avis, la première heure de la course tiendra avant tout de la survie. Cela dit, je suis certain que l’écrasante majorité des pilotes se tiendra à carreaux. Les incidents ayant impliqué Simon Pagenaud et Daniel Abt ont marqué les esprits. S’ils font les idiots, ils savent que cela risque d’avoir des conséquences pour la suite de leur carrière. »

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