Deux Ferrari en dehors des points. Pour peu, on se serait cru en 2020 en plein annus horribilis des Rouges. Mais non, nous sommes bien en 2021, saison où la Scuderia a déjà signé deux poles position et a décroché la 2e place à Monaco. Mais au Paul Ricard, dans la mer bleue du tracé varois, les SF21 ont coulé.

La principale cause du mal : la dégradation trop forte des Pirelli qui a joué de bien vilains tours aux voitures écarlates. Carlos Sainz échouait ainsi à la porte des points, en 11e position, et n’épargnait pas le manufacturier pneumatique italien. "Nous devons voir pourquoi il y a des équipes qui peuvent faire un arrêt sans dégradation en faisant 1 minute 36 à la fin et comment nous en faisons un et terminons en 1 minute 39 ou 40", souligne le Madrilène. "Alors que nous leur mettons une demi-seconde en qualifications. Il est clair qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas du côté des pneus, quelque chose que j’ai remarqué dès le premier jour où j’ai rejoint l’équipe, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas en course et c’est ce sur quoi nous devons travailler et nous concentrer maintenant".

C’était toutefois mieux que Charles Leclerc, lointain 16e. "C’est la course la plus difficile que j’ai faite en F1 je pense", raconte le Monégasque. "Ça a été extrêmement difficile, on avait énormément de dégradation. Même en faisant attention aux pneus dans les premiers tours, on dégradait énormément tout de suite."

Autant dire qu’on attend Spielberg avec impatience à Maranello.