Le grand chef indien n’a pas opté pour son réserviste belge Sam Dejonghe

Le rêve de Sam Dejonghe n’aura pas duré très longtemps. En tant que réserviste, il était logique que l’on pense en priorité à lui pour remplacer Pascal Wehrlein lors des six dernières courses de la saison toutes disputées en dix jours en août sur l’aéroport de Berlin.

Mais le team Mahindra a confirmé aujourd’hui qu’Alex Lynn serait l’heureux élu. Pilote officiel Aston Martin en WEC, ce Britannique de 26 ans possède déjà l’expérience de trois saisons en Formula E chez DS Virgin puis Jaguar. Et puis d’un solide palmarès (champion GP3, deux saisons en GP2, vainqueur du GP de Macau F3 et des 12H de Sebring) en rien comparable avec le CV de notre compatriote il faut bien le reconnaître. On ne peut donc clairement pas crier au scandale.

La Formula E s’est encore bien développée depuis 2017 et la chance d’y voir débarquer un inconnu (sur la scène internationale) avec très peu de bagages sont très minces. Et puis quel intérêt marketing pour Mahindra d’avoir un second Belge aux côtés de Jérôme D’Ambrosio, l’un des seuls pilotes à avoir disputé toutes les courses de Formule électriques depuis six ans?

Sam Dejonghe est suffisamment intelligent pour comprendre qu’il a été engagé comme « pilote d’essais » (il a déjà eu l’occasion d’effectuer quelques journées de tests et passe beaucoup de temps dans le simulateur) en échange de l’apport de deux sponsors belges liés à l’électrique, Umicore et Voxdale. Mais on constate aujourd’hui qu’il n’est pas réellement considéré comme réserviste. Sauf s’il est sur place et qu’un des titulaires venait à se casser une jambe la veille de la course. Et encore…

"Je vais devoir discuter avec le team", nous a confié Sam qui, d’un autre côté, est bien content d’être payé pour ce rôle de l’ombre dans l’équipe. Et continue à multiplier les démarches pour rouler dans d’autres catégories comme le Belcar, le VDV ou l’ELMS avec son nouvel ami Tom Boonen.