F1: le casse de l'oncle Tom

Philippe Janssens
F1: le casse de l'oncle Tom
©ANSOTTE

Sepang: les Prost ne roulent pas. Walkinshaw devra y mettre le prix...

SEPANG Le feuilleton de la reprise de l'écurie Prost Grand Prix n'en est visiblement pas à son dernier épisode. Rachetée par un consortium britannique (Phoenix Finance Ltd) dirigé par Mike Nickerson, le roi du poulet outre-Manche, la structure des Bleus, mise en liquidation par le tribunal de Versailles, devait renaître de ses cendres. C'est en tout cas ce que croyait Tom Walkinshaw, principal instigateur du projet de rachat pour une revente à gros bénéfice, le moment venu.

Cherchant à forcer la main tant de la FOA que de la FIA, l'oncle Tom fit envoyer deux anciens châssis AP 04, sans doute équipés de moteurs Hart, à Kuala Lumpur. Mais tant Bernie Ecclestone, grand maître commercial de la F1, que Max Mosley, le président du pouvoir sportif mondial, décidèrent finalement d'interdire les monoplaces bleues de départ ce week-end à Sepang. Une bonne raison à ceci: la nouvelle écurie n'est tout simplement pas inscrite au championnat du monde 2002 de Formule 1.

Exclu pour tout 2002?

Dans les faits, les nouveaux propriétaires de l'écurie n'ont acquis ni l'entité Prost Grand Prix ni son engagement dans ce championnat 2002. N'ayant, par ailleurs, pas pris part au premier Grand Prix de la saison, on voit mal comment l'écurie pourrait aligner ses deux monoplaces cette saison sans repasser par le tribunal de commerce de Versailles pour acquérir les biens manquants.

Désirant visiblement changer le nom de l'écurie (on parle de DART Grand Prix, soit fléchette, très proche... d'Arrows), Tom Walkinshaw et ses associés auront besoin de l'approbation des autres écuries de Formule 1 ayant signé les fameux accords de la Concorde. Or, on le sait, tant Paul Stoddart (Minardi) que Ron Dennis (McLaren) ne voient pas ce rachat... sauvage d'un très bon oeil.

Pour réussir leur casse, Walkinshaw et les siens savent qu'ils doivent faire rouler leurs voitures (avec Mazzacane et Enge au volant?). C'est essentiel s'ils veulent appâter un constructeur éventuel.

Mais avant cela, il semble évident qu'ils devront à nouveau délier les cordons de la bourse. En Formule 1, on ne renaît pas si facilement de ses cendres. Même lorsque l'on se nomme Phoenix...

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