''Nous ne sommes pas ennemis''

O. d.W.
''Nous ne sommes pas ennemis''
©EPA

Montoya et Schumi se jettent des fleurs

SEPANG Comme à Melbourne où le vainqueur avait le même nom mais roulait sur une autre monoplace, ce qu'on le retiendra avant tout de ce GP de Malaisie plus chaud que jamais c'est le duel du départ et l'accrochage entre Michael Schumacher et Juan Pablo Montoya. Deux grands champions refusant de polémiquer après la course où, à défaut de se serrer la main, ils échangèrent quelques sourires presque complices, ravis de relancer l'intérêt d'un championnat que certains annonçaient déjà comme joué. "On s'est expliqué après le podium. Il s'agissait d'un fait de course, point, "assurait un Michael Schumacher dont le départ en diagonale était légal mais très peu fair-play.

A la limite même dangereux. L'accrochage était-il évitable? "Oui, si ni Juan Pablo ni moi n'avions pris le départ, "s'exclamait après coup (bas?) un Allemand rendant hommage à son rival, tout heureux semble-t-il d'avoir trouvé un adversaire à sa taille, osant le défier. "Non, nous ne sommes pas ennemis. Montoya est un pilote courageux, qui ne s'avoue jamais vaincu. Il est comme moi. J'aime cela. Vous savez, j'ai gagné tant de courses ennuyeuses. Sa présence et la compétitivité de mon frère sont autant de motivations supplémentaires pour remporter un 5e titre."

De son côté, après nous avoir offert un remake de Fast and Furious, ce film où les héros s'affrontent dans des compétitions de Drag Racing (des courses d'accélération de 400m se disputant dans les rues, un sport illégal mais très populaire en Malaisie), Montoya expliquait: "Quand Michael a débuté, son challenge à lui était de battre Senna. Aujourd'hui, nous les jeunes n'avons qu'un objectif: devancer Schumi. C'est lui la référence. Il est sacrément doué, mais prenable."

On croirait entendre Jacques Villeneuve il y a cinq ans, lors de sa 2e année en F 1 avec Williams après avoir lui aussi décroché le titre Cart et remporté les 500 Miles d'Indianapolis. Ces deux têtes brûlées qui n'ont peur de rien ni de personne - et surtout pas de Schumacher - ont beaucoup d'autres points communs. Comme une langue bien pendue et le sens de la provocation. "J'espère que Michael étrennera sa F 2002 au Brésil, "conclut ainsi Juan Pablo en quittant le circuit de Sepang dimanche. "Comme cela, il y aura plus de chance que je le vois à pied..."

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be