''Sans complexe face à Michael''

O. d.W.
''Sans complexe face à Michael''
©EPA

Ralf Schumacher attaquera son frère comme Montoya. Mais en réfléchissant...

IMOLA Critiqué par certains au soir du dernier Grand Prix du Brésil pour ne pas avoir osé porter une attaque sur son grand frère et s'être contenté de la 2e place après être remonté dans les échappements de la Ferrari n°1, Ralf Schumacher s'est défendu à Imola, exposant sa manière intelligente d'analyser la situation.

"La Ferrari était très rapide en ligne droite. Je n'ai jamais réussi à prendre réellement l'aspiration de Michael. Or le premier freinage était le seul endroit où j'aurais pu porter une attaque sans risquer de ruiner ma course."

Pourquoi ne pas être monté dans les tours?

Mais pourquoi ne pas avoir tourné le bouton situé au centre du volant permettant de changer la cartographie de son puissant V 10 BMW et de prendre exceptionnellement quelques tours/minute supplémentaires lorsque son team lui criait dans la radio: boost, boost ? "Parce que je ne voulais pas risquer de griller mon moteur en fin de course. J'ai préféré assurer ma deuxième place. Dans mon esprit, mieux valait six points tu les as que dix tu les auras. Car il fallait encore doubler Michael qui se serrait certainement défendu becs et ongles à quelques tours du drapeau à damier. Un championnat ne se joue pas en une course ni lors du premier virage. Il m'a paru plus malin d'agir ainsi que de me lancer dans une manoeuvre écervelée, de porter une attaque qui peut-être n'aurait pas été victorieuse et puis de perdre un aileron avant..."

"Je peux aussi être un casse-cou"

Montoya a certainement dû se sentir visé par cette attaque... verbale. Pas de doute, la guerre psychologique se poursuit entre les deux pilotes Williams. Et Ralf ne laissera pas son frère gagner tous les week-ends. "Je ne suis pas le gentil petit frère, je ne suis pas un tendre. J'admire Michael pour ce qu'il a fait en F 1. Il me faudra encore pas mal de temps avant d'égaler son palmarès, mais je ne fais aucun complexe vis-à-vis de lui. Aujourd'hui, j'estime qu'il a assez gagné. C'est à mon tour. Il est mon principal adversaire pour le titre. Mes chances de succéder à mon frangin n'ont jamais été aussi grandes. Je sais que pour être couronné, je devrai le battre, lui résister ou le doubler. Mais cela ne me pose pas de problème. Si cela vaut la peine, je peux aussi être casse-cou."

Mais avec une approche plus calculée, l'Allemand pourrait très bien profiter de la rivalité exacerbée entre son ainé et son bouillant équipier. Sans son vol plané australien après avoir décollé sur un Barrichello perdant la tête, Ralf occuperait peut-être aujourd'hui la tête du championnat. De quoi donner à réfléchir. A ses adversaires sur la piste comme à ses détracteurs en dehors...

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