F1: les frères à la fête

ENVOYÉ SPÉCIAL EN ALLEMAGNE OLIVIER DE WILDE

F1: les frères à la fête
©EPA

Un Schumacher, Michael, s'élancera devant l'autre

HOCKENHEIM Les 150.000 spectateurs, en majorité allemands, attendus aujourd'hui pour célébrer le 5e titre étrenné par leur champion Michael Schumacher ont déjà pu hurler leur joie hier avec la 47e pole de leur idole, la quatrième cette saison et surtout la première depuis le GP Espagne voici plus de trois mois. `J'en rêvais´, avouait l'homme à la casquette rouge 5 étoiles, venu à bout de son petit frère pour 181 millièmes lors de son ultime tentative. `Et mon voeu le plus cher est de transformer ce bel essai en victoire. Ce serait la meil- leure manière de fêter mon cinquième sacre avec les supporters. Même avec le bruit de mon moteur, je les entends crier ou klaxonner. Lorsque j'entre dans le Stadium rouge de monde, je vois tous les drapeaux s'agiter, les gens debout m'applaudir. C'est très excitant de rouler sur son terrain, en sentant le soutien de son public.´

Il ne lui reste désormais plus qu'à vaincre... le signe indien faisant que Hockenheim est le seul GP où il n'a jamais imposé sa Ferrari, son seul succès ici remontant à 1995 avec la Benetton-Renault. Pire encore, après une absence en 1999 pour cause de convalescence après son accident de Silverstone, le dieu allemand a enregistré deux abandons lors de ses deux dernières participations à un GP d'Allemagne où il ne s'était encore jamais élancé en tête.

`Autant de raisons décuplant ma motivation´, concluait, sourire en coin, le génial Teuton disposé à ne faire de cadeau à personne. Ni à son frère Ralf, pour la première fois à ses côtés en première ligne cette année, ni à son équipier Rubens Barrichello, juste derrière lui sur la grille, et encore moins à son ennemi juré Juan Pablo Montoya, dont la série de poles (5) s'est brutalement achevée. `C'est moi que l'on fête ici, non? C'est à moi que l'on devrait offrir quelques présents´, s'exclamait un Schu- mi d'excellente humeur. Tout comme son régulier équipier en football Giancarlo Fisichella, ou- bliant deux week-ends maudits en décrochant un inattendu sixième chrono, juste derrière la McLaren d'un Raikkonen tout de même à plus d'une seconde (mais les Flèches d'Argent ont opté pour des pneus plus durs) malgré la toute dernière évolution de son V 10 Mercedes, et devant la BAR d'un Panis confirmant la remontée en puissance de Honda. Et surtout que le Français est toujours sans volant pour 2003...

© Les Sports 2002

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