F1: tapis rouge déroulé

O. d.W.
F1: tapis rouge déroulé
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Barrichello devance d'un souffle le quintuple champion du monde

BUDAPEST Michael Schumacher établira-t-il, ce dimanche, un nouveau record en remportant sur le tourniquet du Hungaroring son dixième succès en treize courses ou aidera-t-il Rubens Barrichello dans sa quête du titre de vice-champion en le laissant sagement gagner le troisième GP de sa carrière?

Telles étaient déjà les seules interrogations, hier, à l'issue d'essais archi-dominés par les bolides rouges qui monopoliseront pour la quatrième fois de l'année la première ligne de la grille de départ. Même s'il a préféré économiser un train de pneus neufs en ne défiant le chrono qu'à trois reprises, le quintuple champion du monde n'a consenti aucun cadeau à son équipier, ce samedi, lors de qualifications très disputées... entre les deux F 2002.

Devancé de 59 millièmes après avoir un peu trop glissé lors de son ultime effort, Schumi a été battu à la régulière par un Brésilien décrochant la sixième pole position de sa carrière, la troisième cette année. Pour autant qu'une nouvelle défaillance technique ne ruine pas la course de Rubinho avant même l'extinction des feux et que le Sud-américain ne loupe pas son envol, Michael, sur la partie sale de la piste, aura du mal à récupérer la première place lors d'un départ où il ne prendra aucun risque.

La sinuosité de cette piste typée karting et le manque flagrant d'adhérence en dehors de l'unique trajectoire rendant tout dépassement suicidaire, la victoire se jouera dès lors probablement lors des ravitaillements. C'est là qu'on pourrait connaître la réelle motivation de Schumacher... Mais un fait est sûr: à moins d'un incident au départ, on voit mal comment les Williams-BMW pourraient empêcher Ferrari de décrocher dès cet après-midi un 11e titre constructeurs, le troisième consécutif. Rarement, en effet, la concurrence a été autant larguée. Seul un Ralf Schumacher ne se berçant guère d'illusions pour la course a limité les dégâts en échouant à quatre dixièmes. Pour les autres, c'était le gouffre. Avec un retard de l'ordre de la seconde et demi, Montoya, Fisichella, Trulli et les autres jouaient dans une autre pièce, la plus grande déception venant de McLaren-Mercedes (10e et 11e) pas bien balancées. Et dire que David Coulthard pensait pouvoir viser la victoire ici...

© Les Sports 2002

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