Iceman chaud pour son retour

Olivier de Wilde
Iceman chaud pour son retour
©AFP

La Lotus de Kimi Räikkönen pointe en tête à l’issue de la première journée

JEREZ Du soleil chauffant tout de même la piste à trente-deux degrés, les conditions étaient quasi optimales pour la rentrée des classes de la F1.

Hormis Marussia se faisant tout de même remarquer en annonçant un partenariat avec le site de recherche d’emploi monster.com , toutes les écuries étaient présentes pour le lancement officiel de la saison 2012.

Onze F1 (chaque team ne peut aligner qu’une seule monoplace) ont donc pris la piste pour la première confrontation de l’année.

Un round d’observation, tant sur le bitume que dans les garages, mené tambour battant par le revenant Kimi Räikkönen.

Le champion du monde 2008 n’a pas mis très longtemps à comprendre le mode d’emploi de sa nouvelle monture, une Lotus E20 qui paraît bien née.

Certes, il est encore trop tôt pour avoir une idée significative de la hiérarchie des nouveaux bolides. L’an dernier aussi, Robert Kubica avait créé la sensation lors des premiers tours de roues de la Renault. N’empêche, lors du meilleur de ses 75 tours, le Finlandais a tout de même déjà battu d’un gros dixième (1.19.670 contre 1.19.832) la meilleure performance 2011 de Rubens Barrichello. Et cela avec, apparemment, un train de pneus mediums . Il y aurait donc encore de la marge.

Pas mal pour des F1 censées avoir perdu beaucoup d’appui sans leur diffuseur soufflé...

À peine un dixième derrière, la bonne surprise est venue de la Force India de Paul Di Resta. L’Ecossais devançait la Mercedes de Nico Rosberg et la Red Bull RB8 d’un Mark Webber réduit au chômage technique durant toute la matinée en raison d’un nouvel aileron arrivé en retard à cause d’un détournement d’avion causé par… le brouillard. Épiée, la RB8 intrigue au niveau de son entrée d’air dans le museau. “Cela sert juste à refroidir le pilote”, indique Adrian Newey passé maître dans l’art d’exploiter et de contourner les règlements. Pas sûr qu’il ait convaincu tout le monde.

Septième derrière la STR7 de Daniel Ricciardo et la Mercedes W02 (la W03 ne sera dévoilée qu’à Barcelone) de Michael Schumacher (les deux pilotes à l’étoile se sont relayés), Kamui Kobayashi a été le plus assidu, le Japonais bouclant 106 tours sur la Sauber C31.

Sans jamais défier le chrono, Jenson Button a balayé pas mal de réglages aux commandes de la seule monoplace à ne pas posséder un nez cassé (ce sera même le cas de la nouvelle HRT, a confié Pedro De La Rosa) mais plutôt une auto plus basse à l’avant. En espérant que les ingénieurs n’aient pas opté pour une mauvaise solution et ne prennent pas, à nouveau, du retard.

Rien de sensationnel non plus pour Felipe Massa, modeste 9e à plus de trois secondes, ni pour Pastor Maldonado, avant-dernier sur la nouvelle Williams-Renault FW34, présentée le matin même et n’alignant que vingt-cinq rotations. Pas assez pour en révéler encore le véritable potentiel.

Aujourd’hui, on prend les mêmes (hormis Perez remplaçant Koba ) et on recommence.



© La Dernière Heure 2012

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