Raikkonen: "Mieux parti pour un second titre"

Olivier de Wilde
Raikkonen: "Mieux parti pour un second titre"
©AFP

Le Finlandais est le meilleur finisseur du championnat


SAKHIR L’an dernier, il était revenu sans dévoiler de réelles ambitions si ce n’est celle de regoûter à une discipline qui avait fait de lui un champion en 2007. Mais après deux années de récréation en WRC et Nascar, Iceman n’était pas revenu que pour amuser la galerie avec son air de ne pas y toucher et une apparente froideur qui finit par le rendre sympathique et populaire. Kimi, c’est sûr, est un gars à part. Mais aussi un pilote hors du commun, un attaquant au sang-froid, toujours très rapide, capable de dépassements audacieux et s’accrochant très rarement en peloton. Voir le jeune Pérez lui couper bien involontairement la moustache en Chine n’a d’ailleurs pas dû lui plaire. Mais le Finlandais n’en a pas fait un scandale non plus. Ce n’est pas le genre de la maison. Pas plus qu’il ne rouspète sur les pneus. “OK, ils s’usent vite, mais c’est pareil pour tout le monde. Je ne comprends pas ces plaintes contre Pirelli”, s’étonne le plus grand finisseur actuel de la F1 avec une série en cours de vingt arrivées dans les points. Dommage pour Lotus que son équipier Romain Grosjean ne fasse pas preuve d’autant de régularité.

Troisième du championnat pour son retour l’an dernier, Raikkonen avait certainement atteint ses objectifs en montant à sept reprises sur le podium dont une fois sur la plus haute marche. Mais aujourd’hui, c’est logique, il en veut plus. Lauréat du premier GP à Melbourne, 2e à Shanghai, le Nordique à la voix de grenouille a bien démarré la saison 2013. Deuxième de la hiérarchie, à trois unités seulement de son ami (et futur équipier ?) Sebastian Vettel, Kimi s’affirme clairement comme un candidat à un second titre après celui décroché en 2007 avec Ferrari.

“Nous avons mieux débuté l’année qu’il y a douze mois”, a déclaré Raikko en marge du GP de Bahreïn. “Je connais désormais mieux l’équipe, les pneus; je sais à peu près à quoi m’attendre et je sais surtout ce qui se prépare, les développements prévus pour les mois à venir. Je pense que nous avons bien fait l’an dernier et j’espère que nous ferons un peu mieux cette année. Deuxième voire, pourquoi pas, premier. C’est jouable. Mais la saison est longue et si nous connaissons de mauvaises courses, nous pourrions être écartés. Si certains GP se passent moins bien, il faudra tenter de minimiser les dégâts.”

Comme il l’a déjà fait en Malaisie où il dut se contenter d’un modeste 7e rang.

Très compétitive en course, usant peu les gommes (rappelez-vous qu’il avait gagné en Australie en s’arrêtant une fois de moins que ses rivaux), la Lotus E21 est aussi rapide sur un tour. En atteste la deuxième place de Kimi sur la grille dimanche dernier en Chine.

“Il n’est jamais facile d’exploiter tout le potentiel de la voiture au cours d’un seul tour rapide”, a expliqué la tête blonde. “C’était bien lors de la dernière course, mais est-ce que ce sera encore le cas ici ? J’espère que oui. Cela pourrait rendre les choses plus faciles pour le GP. Même si, comme nous l’avons vu lors de la manche précédente, démarrer à l’avant ne garantit rien. Il faudra cette fois que je ne loupe pas mon départ.”

Son envol dans le championnat n’a en tout cas pas été raté. Si Webber ne le fait pas, l’ancien pilote Red Bull (en WRC), lui, est prêt à couper les ailes de Vettel.


© La Dernière Heure 2013


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