Les F1 en piste à BahreÏn

Le deuxième bloc d’essais hivernaux débute aujourd’hui.

Olivier de Wilde
Les F1 en piste à BahreÏn
©Photonews

À vingt-cinq jours du premier Grand Prix de la saison et d’une nouvelle ère pour la Formule 1, les onze écuries enfin réunies entament aujourd’hui le deuxième et avant-dernier bloc de quatre jours d’essais privés sur la piste de Sakhir, à Bahreïn.

Et après la domination affichée par les monoplaces propulsées par le nouveau V6 Mercedes à Jerez, on a hâte de voir l’évolution des Ferrari au cours des deux dernières semaines, mais surtout la réaction de Renault. Après des débuts désastreux en Espagne où l’écurie championne du monde n’a pu boucler qu’un total de 21 tours en quatre jours, Red Bull a complètement revu et corrigé sa RB10 afin de permettre au moteur frappé du Losange de mieux respirer mais surtout de ne plus surchauffer. "Le compartiment était peut-être un peu exigu", a avoué l’ingénieur en chef Adrian Newey. "Mais le V6 Renault demande aussi à être beaucoup refroidi."

"Nous avons remédié à nos soucis", confirme-t-on du côté de Viry-Chatillon. "Nous avons certes pris du retard mais pas un mois non plus. Le handicap n’est pas insurmontable. Il nous reste huit jours de piste et bien plus de travail d’ici à la première course à Melbourne."

Sebastian Vettel ne se dit pas encore inquiet. L’Allemand le sera nettement plus si les problèmes continuaient à s’accumuler cette semaine. "J’espère que l’on a fiabilisé l’ensemble châssis-moteur sans trop sacrifier sur le plan aérodynamique."

Verdict de la piste et du chrono dès aujourd’hui pour le quadruple champion du monde, mais aussi les autres clients du motoriste français parmi lesquels Lotus étrennant officiellement une E22 se caractérisant par le plus étrange des nez avec deux cornes asymétriques. Cette solution sera-t-elle aussi efficace qu’elle est laide ?

C’est à souhaiter pour Romain Grosjean, invité à baptiser ce matin la dernière née des F1 2014. "On peut s’attendre à pas mal de surprises en ce début d’année", a confié le Français en quête de son premier succès. "C’est un des objectifs de la saison. Mais pourquoi ne pas viser plus haut ? Le titre mondial ? Ce n’est pas impossible."

Voilà ce que doit également penser Fernando Alonso ambitionnant, lui, une troisième couronne, la première en rouge. Mais le pilote Ferrari devra certainement aussi compter sur un Lewis Hamilton croyant en sa bonne étoile. "2014 pourrait être l’année Mercedes", a déclaré l’ex-patron Ross Brawn après avoir rendu les clés. Au vu des temps signés par Massa, Button, Magnussen, Hamilton ou Rosberg lors des premiers tests avec les V6 étoilés, le constructeur allemand semble le mieux préparé. Ou en tout cas, le premier prêt.

Ferrari et Renault pourront-ils le rejoindre en termes de performances mais surtout de fiabilité d’ici au 16 mars ? Premiers éléments de réponse cette semaine aux portes du désert de Bahreïn.

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