Relisez notre chat consacré à la reprise en F1

Beaucoup d’interrogations avant le départ du 1er GP, dimanche à Melbourne. Notre spécialiste a répondu à toutes vos questions.

Olivier de Wilde
Relisez notre chat consacré à la reprise en F1
©Photonews

À l’heure où vous lirez ces lignes, décalage horaire oblige, le coup d’envoi officiel de la saison 2014 de F1 aura été donné avec la première séance libre du GP d’Australie, autour du lac de l’Albert Park.

Avec le passage au moteur V6 Turbo hybride combiné à de très sophistiqués systèmes de récupération d’énergie (ERS) et à une limitation drastique de la consommation (100 kg maxi par GP, soit 133 litres), la discipline reine du sport moteur change carrément d’ère pour revenir plus en phase avec la réalité de l’industrie automobile moderne. À plus long terme, les constructeurs devraient apprécier. Ce n’est pas nécessairement encore le cas aujourd’hui. Car ce nouveau cap technologique n’est pas négocié facilement par les ingénieurs qui n’avaient jamais affronté un chantier aussi complexe.

Renault, pionnier du turbo en 1977 et champion du monde ces quatre dernières années avec le V8 atmosphérique, a pris beaucoup de retard. Cela chauffe dans tous les sens du terme à Viry-Châtillon. Résultat : Red Bull, Sebastian Vettel et tous les clients du Losange sont à la traîne, même pas certains de pouvoir couvrir dimanche la distance du GP. N’être plus que motoriste en F1 peut constituer un lourd handicap lors de cette révolution. C’est un véritable changement d’air pour la F1 avec Red Bull en manque d’énergie, Lotus en panne, et un nouveau ciel étoilé par les clients Mercedes.

Au vu des essais hivernaux, Nico Rosberg et Lewis Hamilton font partie des grands favoris avec leur W05 presque déjà aussi rapide sur un tour que sa devancière. Jusque-là, rien de très étonnant pour les vice-champions du monde en constante ascension. Mais, outre Ferrari resté en embuscade durant l’hiver avec ses deux ténors Fernando Alonso et Kimi Raikkonen et leur F14T à bouche d’aspirateur, leurs principaux rivaux pourraient être plus surprenants : Williams-Mercedes, avec Valtteri Bottas et Felipe Massa, voire Force India-Mercedes et son duo de feu Pérez-Hulkenberg.

La hiérarchie habituelle a été bousculée au point que même les modestes Marussia, désormais équipées d’un V6 de Maranello, peuvent espérer marquer leurs premiers points.

Car outre la performance que l’on vérifiera samedi matin lors de la qualification, les aspects déterminants pour ce premier GP seront la fiabilité et la consommation. La vérité du dimanche pourrait donc être bien différente de celle du samedi.

"Ce GP d’Australie s’annonce comme un événement sportif absolument fascinant," a déclaré le doyen du peloton, Jenson Button. "Même avec une réglementation stable, Melbourne est généralement imprévisible. Mais cette année, personne ne sait à quoi s’attendre…"

La F1 va effectuer ce week-end un grand saut dans l’inconnu. "Est-ce que plus de la moitié du plateau verra l’arrivée ? Aurons-nous des combats serrés ? La hiérarchie sera-t-elle celle attendue ? Voilà toutes des questions pour lesquelles nous n’avons pas encore de réponses. Tout cela est amusant, excitant même. J’ai vraiment hâte de vivre cela."


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