Lewis Hamilton se prend les pieds dans le tapis princier

L’accrochage au 64e tour entre Max Verstappen et un Romain Grosjean freinant dix à quinze mètres trop tôt à Sainte-Dévote, a fait basculer l’issue du GP le plus médiatisé de l’année. L'erreur de jugement de Lewis Hamilton a coûté très cher au champion du monde.

Envoyé spécial en Principauté | Olivier de Wilde

L'erreur de jugement de Lewis Hamilton a coûté très cher au champion du monde. Rosberg, archi-dominé tout le week-end, en a profité.

L’accrochage au 64e tour entre Max Verstappen et un Romain Grosjean freinant dix à quinze mètres trop tôt à Sainte-Dévote, a fait basculer l’issue du GP le plus médiatisé de l’année. Les erreurs de jugement du leader Hamilton puis de son équipe Mercedes offrant une 3e victoire monégasque inespérée à un Nico Rosberg archi-dominé tout au long du week-end.

Lewis Hamilton comptait 21 secondes d’avance au 64e passage sur son équipier Nico Rosberg, archi-dominé. Il restait quatorze tours dans ce GP de Monaco plus ronronnant que jamais. La messe était dite pensait-on. Puis soudain, coup de théâtre : la violente sortie de route de Max Verstappen à Sainte-Dévote entraînait la neutralisation de la course et la confusion visiblement dans la tête plus assez froide de Lewis Hamilton : « Le team m’a d’abord dit de rester dehors. Puis j’ai vu sur les écrans que les mécanos étaient dans la pitlane et j’ai cru que Nico que je ne voyais pas derrière moi était déjà rentré pour chausser les pneus super tendres. J’ai donc dit que je voulais rentrer car je pensais que j’allais être handicapé avec mes pneus durs mettant du temps à monter en température face aux autres en super tendres. »

Une triple erreur de jugement de la part du Britannique. De un, Nico n’était pas rentré. De deux, si cela avait effectivement été le cas, Lewis serait vraisemblablement ressorti derrière lui en raison de la « safety car » le ralentissant. Et de trois, Lewis a bien vu en fin de course que même chaussé de gommes super tendres neuves, il n’était pas possible à Monaco de doubler un pilote (Vettel en l’occurrence) en gommes dures. L’écurie Mercedes possédant elle tous les éléments (elle savait bien que Nico n’était pas rentré et n’allait pas le faire) n’a rien fait pour empêcher Lewis de se jeter dans la pitlane et ainsi perdre bêtement la course : « Une grossière erreur de notre part, » reconnaissait le patron Toto Wolff. « On a foutu la course de Lewis en l’air. »

« On gagne et on perd ensemble, » a déclaré Lewis. Sur ce coup-là, il a raison : ils ont bien perdu ensemble et il n’y en a pas eu un pour réparer les erreurs de l’autre. C’est Nico Rosberg, revenu du coup à dix poinst au championnat, qui soit se marrer : « Je n’ai pas envisagé une seconde de rentrer, » a déclaré l’Allemand bon gagnant. « Lewis méritait plus la victoire aujourd’hui. Il a été le plus fort tout le week-end. » Sauf au moment de prendre une décision cruciale pour l’issue du GP. Peu importe qui est le plus à blâmer. Rentrer pour changer de pneus constituait bien une énorme boulette que le leader du championnat a payé très cher.

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