Niki Lauda : "En F1, j’ai fait dans mon pantalon"

Après Vettel, Niki Lauda, triple champion du monde, critique à son tour la F1 moderne.

Olivier de Wilde
Mercedes AMG Petronas F1 Team's Austria director Niki Lauda attends the first practice session at the Monaco street circuit in Monte-Carlo on May 21, 2015, ahead of the Monaco Formula One Grand Prix. AFP PHOTO / ANDREJ ISAKOVIC
Mercedes AMG Petronas F1 Team's Austria director Niki Lauda attends the first practice session at the Monaco street circuit in Monte-Carlo on May 21, 2015, ahead of the Monaco Formula One Grand Prix. AFP PHOTO / ANDREJ ISAKOVIC ©AFP

Après Vettel, Niki Lauda, triple champion du monde, critique à son tour la F1 moderne. C’est désormais une évidence : la F1 ne fait plus recette comme jadis. Comparées par Fernando Alonso à des avions de ligne, les monoplaces actuelles ne font plus rêver. Ni les pilotes ni les (télé) spectateurs. Les courses sont de plus en plus prévisibles et ennuyantes.

"La F1 est devenue beaucoup trop compliquée à suivre si vous ne baignez pas dedans sept jours sur sept", a déclaré Sebastian Vettel. "Les voitures sont beaucoup trop lentes. Ce ne sont plus des monstres à dompter. Il est urgent de faire quelque chose. Il faut nous rendre des meilleurs pneumatiques, plus de puissance, d’aéro…"

Car aujourd’hui, les GP2, plus bruyantes et quasi aussi rapides, sont plus sexy.

Redevenu un héros au goût du jour apprécié même des plus jeunes grâce au succès du film Rush, Niki Lauda, conseiller chez Mercedes, partage l’avis général.

"Quand je suis passé de la F2 à la F1 à mon époque, j’ai fait dans mon pantalon", a avoué l’ex-triple champion du monde au journal Bild am Sonntag . "Aujourd’hui, nous avons perdu ce caractère effrayant, ce facteur risque en F1. Pour faire vibrer à nouveau le public et les pilotes, il faut retrouver des voitures plus rapides."

Sans compter que l’absence du son strident du V8 n’a fait que décupler l’impression de manque de vitesse : "Je veux voir des grilles composées de vrais mecs, pas des jeunes manipulant des boutons sur un volant !"

On veut voir une F1 plus virile, pas un jeu vidéo : "Le pilote n’a quasi plus aucun rôle à jouer. Il doit juste pousser des boutons."

"La F1 ferait bien de s’inspirer un peu du Mans", a rajouté Fernando Alonso qui aurait dû être à la place de Nico Hulkenberg cette année chez Porsche aux 24H si Ron Dennis n’avait pas mis son véto. "Il y a plus de média et de public que sur un GP. Il y a nettement plus de communion avec les spectateurs, c’est plus ouvert, détendu et les prototypes vont quasi aussi vite que nos F1. Il y a autant de technologie et ici vous pouvez rouler durant deux heures à trois dixièmes de votre meilleur temps."

On rajoutera le côté émotion, l’accessibilité de pilotes ne se prenant pas pour des rocks stars. Aujourd’hui, Nico Hulkenberg sera certainement l’un des pilotes les plus fiers et félicités dans le paddock de Spielberg. Et l’un des plus enviés : l’endurance n’est plus un pensionnat pour retraités de la F1. C’est une véritable alternative, un bon plan de carrière pour devenir pilote professionnel pour un grand constructeur.

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