Prolongation du GP de Belgique F1 au-delà de 2018. On négocie…

André Maes, représentant de Spa GP, la société organisant le GP de Belgique, est à Silverstone pour entamer les négociations sur l’avenir du GP de Belgique.

Olivier De Wilde

André Maes, représentant de Spa GP, la société organisant le GP de Belgique, est à Silverstone pour entamer les négociations sur l’avenir du GP de Belgique.

85.000 spectateurs en 2016 dont un tiers de Néerlandais et seulement 5600 belges. Malgré une belle affluence (et l’on pourrait franchir la barre des 100.000 fans cette année avec la présence de notre compatriote Stoffel Vandoorne), le GP de Belgique reste déficitaire. Et son avenir au-delà de 2018 n’est toujours pas assuré. Avec le retrait de Bernie Ecclestone qui adorait Spa, les frites et la collaboration avec André Maes et son équipe, le GP de Belgique a perdu un grand allié. Il faut désormais négocier avec Liberty Media et l’Américain Chase Carey. « On est ici d’abord pour discuter avec le BRDC et les dirigeants de Silverstone qui, malgré un énorme succès populaire de leur événement, perdent aussi de l’argent, de l’ordre de 4 à 5 millions par an, » confie André Maes. « Ils sont dans la même situation que nous. Leurs pertes sont liées en grande partie aux droits de plateaux qui sont trop élevés. Nous sommes en plus victimes du cours du dollar. On va essayer de négocier le prix à la baisse. »

Autre point de discussion, le support de la Belgique. « Depuis des années, nous sommes subsidiés par la Région qui éponge les dettes du GP. Mais une récente enquête a démontré que le GP apportait 36 millions de retombées économiques à l’état fédéral. Ce serait donc à lui de nous aider et pas uniquement à la Région wallonne. »

Traditionnellement, la prolongation du bail du GP se fait un an à l’avance… « Je doute fort que l’on puisse annoncer quoi que ce soit au GP de Belgique, le mois prochain. On doit d’abord attendre un gouvernement et les garanties de couverture politique au cas où on n’arrive pas encore à l’équilibre. »

Encore président du circuit et de Spa GP jusqu’au 31 décembre prochain où il sera remplacé par l’ancien ministre CDH Melchior Whatelet Jr, Etienne Davignon est toujours chargé de mener les négociations avec les dirigeants de la F1.

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