F1: Vers une reprise en Autriche à huis clos. Francorchamps aussi sans public?

Une video conférence a eu lieu hier entre les dirigeants de Liberty Media et des teams de F1. Disputer tous les GP européens à huis clos est une solution sur la table

F1: Vers une reprise en Autriche à huis clos. Francorchamps aussi sans public?
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Une video conférence a eu lieu hier entre les dirigeants de Liberty Media et des teams de F1. Disputer tous les GP européens à huis clos est une solution sur la table

Chase Carey et Ross Brawn, les nouveaux dirigeants de Liberty Media, ne semblent pas du tout vouloir suivre les conseils de leur prédécesseur Bernie Ecclestone et de l'ancien président de la FIA Max Mosley: Pas question de zapper la saison 2020 et de tout remettre à 2021. Cela signifierait la mort assurée de plusieurs teams, privés de revenus et de leurs sponsors. D'un autre côté, il apparait de plus en plus compliqué d'envisager un retour à la normale et surtout le retour du public sur les courses avant septembre ou l'automne. Au mieux.

Dès lors, pour sauver leur(s) entreprise(s), la F1 mais aussi - on l'espère - sans doute les générations suivantes de la F2 et la F3, il est plus que jamais aujourd'hui envisagé de redémarrer la saison à huis clos voire même de reprogrammer tous les GP européens sans public. Souvent, la billetterie permettait aux organisateurs et promoteurs de payer, en tout ou en partie, le droit du plateau oscillant entre 5 et 20 millions d'euros selon les pays. Ce sera le manque à gagner de Liberty qui devra aussi louer les circuits et les coûts d'organisation des événements qu'ils pourraient toutefois revendre à l'un ou l'autre sponsor. Tout cela pour assurer et garder la somme importante (plus de 50% des revenus) liés aux droits télés.

Car à tout mal il y a toujours un bien. Vu la situation sanitaire, le fait que les gens ne peuvent plus voyager, partir en vacances et resteront pour la plupart chez eux, soit par obligation soit par manque de moyens, les audiences des GP du dimanche après-midi devraient grimper en flèche. Il suffit de voir l'intérêt aujourd'hui décuplé pour les courses virtuelles.

Le plan aujourd'hui consisterait à débuter en Autriche, premier pays Européen ayant organisé le déconfinement il y a bientôt une semaine et où l'on compte douze fois moins de morts que chez nous. Le rendez-vous initial du Red Bull Ring est le 5 juillet. Une date que Liberty Media souhaiterait avancer. Mais les autorités autrichiennes seraient réticentes.

Dans la foulée, le F1 One Circus planterait son chapiteau en Angleterre pour quasi tous le mois de juillet avec trois GP sur au moins deux versions différentes du circuit de Silverstone, un chaque week-end. Une solution qui limiterait les coûts et les déplacements, sept des dix écuries étant basées à proximité du tracé britannique. On pourrait ensuite reprogrammer en août, toujours à huis clos, les GP européens ayant déjà dû être reportés. On pense à l'Espagne, les Pays-Bas et la France pour finir fin août à Francorchamps.

On pensait plutôt à un report d'une semaine ou deux, mais Nathalie Maillet, directrice du circuit spadois, nous a confié vendredi qu'"un report n'était pour l'instant pas à l'ordre du jour." A moins d'une dérogation au niveau du public (l'interdiction des événements de masse prend actuellement fin le 31 août, soit au lendemain du GP de Belgique), on peut donc penser que le GP pourrait avoir lieu sans public. Et donc sans perte. Pas une mauvaise en soit si tout le monde est payé au sein de la société d'organisation de Spa GP qui elle aussi doit faire vivre son équipe. Une bonne solution aussi, financière et de visibilité, pour le circuit.

A ce rythme là, avant de partir ensuite en Russie, en Chine, au Japon, Vietnam ou au Brésil et Abu Dhabi (pour autant que les voyages hors Europe soient à nouveau autorisés sans quarantaine ce qui est loin d'être garanti), on pourrait disputer une dizaine de courses, l'espoir étant toujours, si la reprise peut avoir lieu début juillet, de garantir un championnat 2020 avec 18 à 19 rendez-vous ce qui, compte tenu des circonstances, serait exceptionnel.

En dehors de la F1, pas mal d'autres championnats envisagent aujourd'hui de reprendre à huis-clos au début de l'été pour tenter de "sauver les meubles": c'est le cas du DTM, du WEC et de l'ELMS, mais aussi du GT World Challenge (GT3), la Speed Week SRO des 18 et 19 juillet restant pour l'instant programmée avec, pourquoi pas, le Test Day des 24H juste avant ou dans la foulée. A voir quels seront les aménagements possibles.

Idem pour les 25H VW Fun Cup qui pourraient perdre pas mal de concurrents français mais aussi belges. L'équilibre financier pour organiser un tel meeting misant aussi sur la contribution des courses annexes serait peut-être, si le huis clos un ou un meeting à public restreint est autorisé, de mettre sur pied un "super meeting national" avec en lever de rideau des courses de Belcar, de Fiesta Cup, Legend Car, 2CV voire BGDC, soit tout ce qui peut et veut rouler quitte à grouper certains plateaux si le nombre d'autos est trop peu élevé.

Gageons que les réunions se multiplient et que la solution du huis clos est envisagée par tous (pas mal de meetings nationaux comptaient de toute manière très peu de public). Car dans cette période de crise, les fans se gavant aujourd'hui de courses virtuelles préfèreront toujours le retour à la réalité. Même si c'est encore provisoirement derrière leur écran...

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