Après le feu rouge, Vettel passe au "vert" avec Aston Martin pour un nouveau départ en F1

Le quadruple champion du monde veut donner à l'Aston Martin AMR21 ses lettres de noblesse en F1.

Après le feu rouge, Vettel passe au "vert" avec Aston Martin pour un nouveau départ en F1
©D.R.

Après Mercedes et Alpine mardi, Aston Martin (ex-Racing Point) était la dernière équipe de pointe à présenter sa monoplace cet après-midi, l'AMR21.

Deux ans et demi après le rachat de Force India, le milliardaire canadien Lawrence Stroll donne enfin un vrai nom à son écurie, celui de la marque Aston Martin dont il est devenu également le propriétaire et principal actionnaire entretemps.

Championne du monde en titre en GT, Aston Martin qui a aussi gagné les 24H du Mans jadis n'a jamais brillé en F1 où elle ne fit qu'une très courte apparition fin 1959 et lors du GP d'Angleterre 1960.

C'est donc la première fois qu'une « Aston » va prendre part à l'intégralité d'un championnat. Bien sûr, il ne s'agit que de marketing. En gros, on a repeint les monoplaces roses de l'an dernier en « British Green » (avec toujours une fine bande rose en l'honneur de BWT) et on a changé leur appellation. Mais l'équipe basée à Silverstone reste bien sûr la même.

Il y a bien quelques adaptations techniques pour celle que l'on surnommait l'an dernier la « Mercedes rose ». Notamment au niveau de la suspension arrière empruntée à la W11 qui donnera une encore meilleure motricité et diminuera l'usure des pneus de l'AMR21.

Quatrième du championnat constructeurs 2020 après avoir lutté jusqu'au dernier GP pour le podium face à McLaren (ils auraient terminé troisième facilement sans les 15 unités de retrait pour avoir copié les freins de Mercedes) , le team de Stroll a remporté à Bahreïn sa première victoire en F1 grâce à Sergio Pérez.

L'équipe de Lance Stroll espère poursuivre sa montée en puissance en 2021 avec l'engagement aux côtés du fils du patron Lance, le quadruple champion du monde Sebastian Vettel. Exit donc Sergio Pérez. L'Allemand peut-il faire mieux que le Mexicain ? Otmar Szafnauer, directeur sportif de l'équipe, en est persuadé. Vettel n'est pas qu'un coup de pub sur le marché allemand, le premier à l'exportation pour Aston Martin. Même s'il a déçu ces deux dernières années dans un mauvais contexte chez Ferrari, le citoyen d'Heppenheim âgé de seulement 33 ans est bien décidé à rebondir et redorer son blason chez les « Verts ».

« Je le sens plus motivé que jamais, » indique Szafnauer. « Il s'est très bien intégré à l'écurie et s'implique à 200%. Il veut tout savoir. Il possède beaucoup d'expérience et j'ai l'impression qu'on aura un véritable ingénieur à bord de notre monoplace. »

Alors que les premiers (et seuls) tests en vue de la saison 2021 auront lieu fin de semaine prochaine à Bahrëin, il existe plusieurs raisons pour voir Seb renaître chez Aston.

D'abord car il s'agit d'un nouveau défi, une nouvelle équipe au sein de laquelle il est attendu comme le messie, comme lors de son arrivée chez Ferrari. Il y débarque avec un statut officieux de premier pilote aux côtés d'un équipier sur le papier peu dérangeant, moins en tout cas que Charles Leclerc. Il va être chouchouté et retrouve une « petite » équipe britannique lui rappelant sans doute Red Bull de ses débuts, plus humaine où il subira moins de pression.

Mais le plus important est que la devancière de l'AMR21 était bien plus performante que la Ferrari 2020. Et surtout plus facile à piloter, moins nerveuse. Propulsée par un moteur champion du monde Mercedes.

Tous les ingrédients semblent donc réunis pour revoir du grand Vettel. A 33 ans, l'homme veut prouver qu'il n'est pas déjà « fin de carrière », qu'il peut encore gagner des GP. Derrière les Mercedes et les Red Bull-Honda, cela pourrait être lui qui mène la chasse, prêt à profiter de la moindre défaillance ou faute pour renouer avec le podium.

En passant du feu rouge au feu vert, Sebastian Vettel est bien décidé à prendre un nouveau départ en F1.

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