GP d'Australie, le débriefing d'Olivier de Wilde

Feu vert.

GP d'Australie, le débriefing d'Olivier de Wilde
©FERRARI

Charles Leclerc

La pole, le meilleur tour en course et une deuxième victoire cette saison avec plus de 20 secondes d'avance. Cela aurait pu être le double sans deux interventions de la voiture de sécurité. Une journée d'autant plus parfaite pour le Monégasque que ses deux plus proches rivaux au championnat, Sainz et Verstappen, ont renoncé. Cela signifie que le pilote Ferrari compte désormais 34 points d'avance sur... George Russell au championnat avant de débarquer à Imola où
ce sera la folie pour les tifosi.
« L'auto était vraiment parfaite aujourd'hui, » a déclaré le vainqueur. « Il est un peu trop tôt pout parler du championnat, mais la saison a bien démarré pour nous. On va essayer de continuer sur cette lancée. »

Sergio Pérez

Après avoir raté la victoire par malchance à Jeddah, Sergio Pérez sauve les meubles pour Red Bull en Australie. On retiendra son superbe dépassement par l'extérieur sur Lewis Hamilton après un mauvais départ. A noter que le Mexicain compte désormais cinq unités de plus que son champion d'équipier.

George Russell

L'air de rien, le Britannique occupe la 2e place du championnat avec 37 points, soit 9 de plus que son illustre équipier Lewis Hamilton qu'il a pu doubler grâce à un pitstop sous voiture de sécurité ce qui n'a pas fait plaisir au septuple champion accusant son team de l'avoir mis dans une position défavorable. Mais il s'agit juste de chance non pas de stratégie. En fin de course, le jeune loup a parfaitement résisté au retour du vieux lion pour signer son premier vrai podium en F1 car celui de Francorchamps (2e après 2 tours sous « safety car ») l'an dernier avec Williams était plutôt faux. Grâce à la fiabilité et leur redoutable duo, Mercedes quitte l'Australie avec 27 unités de plus dans la poche, soit une de plus que Ferrari et neuf de plus que Red Bull.

McLaren

Beau tir groupé des McLaren aux 5e et 6e rangs, même si Lando Norris, qualifié 4e, espérait sans doute un peu mieux. Le Britannique a devancé tout le week-end son équipier
australien prétendant souffrir de la mâchoire tant il a dû sourire à ses fans (un record de 419.000 sur le week-end!) durant quatre jours.

Alex Albon a marqué un point pour Williams en effectuant 57 des 58 tours en pneus durs. Son
arrêt avant le dernier tour lui a permis de rester tout juste dans le Top 10. Bien joué !

Feu rouge

La fiabilité de Red Bull avec une deuxième panne mécanique pour le champion Max Verstappen en trois courses. Cela fait beaucoup. A noter que le Néerlandais subissait une sacrée correction de Charles Leclerc qu'il ne pouvait absolument pas suivre avant son abandon.

Carlos Sainz a complètement loupé son week-end. Très malchanceux en qualifications où tout a foiré, l'Espagnol a raté son envol en pneus durs puis s'est fait piéger et a perdu le contrôle au deuxième tour pour finir dans le bac à graviers après un tête-à-queue qui aurait pu plus mal se terminer... Attention pour le « Matador » à ne pas vite devenir le numéro 2 de la Scuderia...

Sebastian Vettel a plus marché que roulé ce week-end après avoir dû rentrer trois fois à pied (enfin deux fois à pied et une autre en scooter par la piste ce qui lui a coûté 5000 euros d'amende). De retour après avoir raté les deux premiers GP suite au Covid, le pilote Aston Martin a commis plusieurs erreurs pour terminer dans le mur, surpris à la réaccélération en pneus durs. Pénalisé pour sa conduite peu sportive, Lance Stroll n'a pu rester dans les points. Encore un gros zéro pointé pour les verts ce week-end.
La deuxième voiture de sécurité a ruiné les courses de Fernando Alonso et Kevin Magnussen qui auraient pu terminer dans les points. Un week-end à oublier pour les deux hommes qui ont souffert pour rien au final.


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