Binotto justifie la faute de la Scuderia : "On pensait ne pas avoir le temps pour rechausser nos deux pilotes"

Le patron de la Ferrari a tenté d’expliquer pourquoi il n’a pas fait rentrer Leclerc.

Binotto justifie la faute de la Scuderia : "On pensait ne pas avoir le temps pour rechausser nos deux pilotes"
©AP

Malgré la joie du premier succès en F1 de Carlos Sainz, on ressentait pas mal de tension après la course au sein de la Scuderia. Car si au bout du compte Ferrari a gagné, c'est surtout Charles Leclerc qui a perdu et l'écurie au Cheval Cabré qui a manqué un possible doublé de nouveau par sa faute. Comme à Monaco, le Monégasque avait course gagnée, mais il a été trahi par les stratèges rouges.

Avant la cérémonie du podium sur lequel n'est finalement pas monté Leclerc, leader jusqu'à dix tours du drapeau à damier, on a vu Mattia Binotto faire le gros doigt pour tenter de calmer son petit prince, furax. "Il a essayé de me consoler," a tenté de faire croire Charles qui lui a certainement demandé pourquoi il ne l'avait pas fait rentrer pour chausser les pneus tendres comme ils l'ont fait avec son équipier.

"On pensait ne pas avoir le temps pour rechausser nos deux pilotes, a tenté de se justifier le boss italien. Dès lors, on a décidé de ne pas faire rentrer Charles pour quatre raisons. D'abord parce qu'il était en tête et que nous n'étions pas certain que si l'un de ses rivaux ne s'arrêtait pas il ne perdrait pas son leadership. Ensuite, c'est lui qui avait les pneus durs les plus frais. Nous pensions aussi qu'il serait protégé par Carlos, deuxième. Enfin, car nous estimions, qu'avec encore une dizaine de tours à boucler, les gommes tendres se dégraderaient vite, ce qui n'a pas été le cas."

Des justifications ne tenant clairement pas la route…

On a presque l’impression pour dire la vérité que Ferrari souhaitait plus ce dimanche un succès de Carlos Sainz. Car Mattia Binotto va devoir aussi expliquer en débriefing au pilote le mieux placé au championnat pourquoi il a attendu 31 tours avant d’intimer l’ordre à Sainz de laisser passer son équipier plus rapide. Dans un sens, c’est tout à fait louable de la part de la Scuderia de ne pas encore donner de consigne à ce stade de la saison. Maranello a besoin de deux pilotes solides et capables de gagner si elle veut se battre pour le titre constructeurs. En revenant à onze unités de Leclerc, Sainz s’est relancé au championnat. Et acceptera encore moins de consignes…

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be