GP de Grande Bretagne: Ferrari offre le succès à Sainz, pas à Leclerc

L’Espagnol a remporté son premier GP à l’issue d’une course des plus folles.

Olivier de Wilde
GP de Grande Bretagne: Ferrari offre le succès à Sainz, pas à Leclerc
©AP

Du départ avec l’effroyable crash du Chinois Guanyu Zhou, miraculeusement indemne (voir par ailleurs), à l’arrivée avec un dernier sprint de dix tours après la voiture de sécurité, on a vécu un GP de Grande-Bretagne fou fou fou.

Un Grand Prix historique ponctué par le premier succès en 150 participations en F1 de Carlos Sainz.

Un "Matador" qui est passé par tous les sentiments et a perdu trois fois le bénéfice de sa première pole. Avant de faire la différence dans la phase finale, bien aidé par le choix stratégique de son écurie et un dépassement musclé sur son équipier.

Lors du premier envol, il s’était fait surprendre à l’extinction des feux par un Max Verstappen mieux parti grâce à ses pneus tendres face aux intermédiaires chaussés par ses rivaux.

Mais le carambolage éliminant d’emblée trois autos lui redonnait une deuxième chance une heure plus tard. Et cette fois, le pilote Red Bull prenait des gommes jaunes comme tout le monde et le fils du double champion du monde des rallyes gardait l’avantage. Jusqu’à une glissade au dixième tour permettant à Max d’hériter des commandes.

Mais deux boucles plus tard, le pilote Red Bull rentrait au box avec une RB18 "cassée" et devenue inconduisible après avoir roulé sur un débris. Le leader du championnat continuera vaille que vaille pour sauver les six points de la 7e place.

Sainz récupérait donc la première position et allait devoir ensuite résister à la pression… à la radio de Charles Leclerc priant son écurie de le laisser passer. Mais, malgré la menace de plus en plus réelle de Lewis Hamilton menant même durant neuf tours après l'arrêt des deux F1-75, Mattia Binotto laissait sportivement ses deux pilotes se battre jusqu'au 31e tour où il intimait l'ordre à Sainz de laisser passer l'autre Ferrari klaxonnant derrière. "Désolé, mais tu n'es pas assez rapide", s'excusa-t-on auprès d'un Carlos vexé.

Leclerc semblait dès lors s’envoler facilement vers son troisième succès de la saison d’autant plus facilement que le pitstop de la Mercedes du héros local s’éternisait.

Mais l’intervention de la voiture de sécurité pour dégager l’Alpine en panne d’Esteban Ocon allait faire rebondir une dernière fois l’épreuve. Tout le monde en profitait pour rentrer chausser des pneus tendres neufs pour le sprint final.

Enfin tout le monde, sauf le leader Charles Leclerc resté en pneus durs, à nouveau trahi par son équipe à qui il en voulait beaucoup après une course achevée au pied du podium après avoir perdu trois places dans les derniers tours au profit de Carlos Sainz jouant des coudes pour le déborder et s’envoler vers la victoire, de Sergio Pérez revenu du diable Vauvert après un changement de museau au 6e tour et de ce diable de Lewis Hamilton signant le meilleur tour.

"Je n'oublierai jamais ce week-end où j'ai enfin réalisé mon rêve depuis que je suis arrivé en F1", a déclaré après l'arrivée un Sainz bien aidé par son équipe qui aurait dû faire rentrer ses deux voitures. "Cela a été une course compliquée, très disputée. J'étais très nerveux à la dernière relance, mais j'ai réussi à bien tout gérer et à prendre le meilleur sur Charles. Gagner Silverstone en Ferrari, c'est génial."

L'avis de l'expert: Le Halo a sauvé deux vies

On ne remerciera encore une fois jamais assez l’inventeur du système de protection de la tête, cet arceau de sécurité baptisé Halo qui a sauvé à nouveau, ce dimanche à Silverstone, la vie de deux pilotes.

En matinée, c’est d’abord Roy Nissany qui a été sauvé de la décapitation quand la Red Bull de Denis Hauger a décollé pour s’écraser juste au-dessus de son casque.

Mais que dire alors du crash effroyable dont a été victime au départ du GP Guanyu Zhou ? Après un contact avec l’AlphaTauri de Pierre Gasly, la Mercedes en perdition de George Russell a envoyé l’Alfa du malheureux Chinois sur le béret. On l’a vu effectuer quelques toupilles la tête en bas, traverser le bac, taper les pneus puis voler en salto dans les barrières. Des images violentes très impressionnantes. Le voir dans le paddock après le GP discuter avec son boss, sain et sauf, relève du miracle. Merci deux fois ou plutôt mille fois Halo!

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