A l'aube d'une nouvelle saison

Formule 1

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A l'aube d'une nouvelle saison
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Dimanche à Melbourne, le Grand Prix d'Australie aura couronné le premier vainqueur de l'année 2004

BRUXELLES Cette 55e saison, forte de 18 Grands Prix avec entre autre le retour de celui de Belgique à Francorchamps après une année d'absence, devrait comme les précédentes opposer Ferrari et son sextuple champion du monde en titre, l'Allemand Michael Schumacher, au reste du plateau de 20 voitures emmené par les Williams-BMW, McLaren-Mercedes et Renault.

Par ailleurs, la Formule 1 traverse quelques turbulences économiques, en raison notamment de la baisse de la valeur du dollar qui entraînera une baisse des revenus à quelques 100 millions de dollars (75 millions d'euros). Dès lors les appels aux réductions des coûts se multiplient. Les budgets 2004 ont été revus sensiblement à la baisse dans le chef des plus grands puisque Ferrari évoluera avec 40 millions de dollars de moins qu'en 2003. Chez McLaren et Renault, 25 millions de dollars ont été économisés et 15 millions chez Williams.

Dans ce même ordre d'idée, la règlementation a connu son lot de changement. La plus importante, répondant au souhait de baisser les frais sans cesse croissants, est la limitation à un moteur par week-end de Grand Prix.

Si elle donnera des indications sur la hiérachie des valeurs des nouvelles voitures, la première course montrera surtout à chacun l'ampleur de la tâche qui les attend cette saison. Ni Dennis, patron de McLaren-Mercedes, ni Williams, patron de Williams-BMW, n'ont caché qu'ils comptaient mettre fin cette année à l'hégémonie de la Scuderia, du champion allemand, qui dure depuis la saison 2000. Ron Dennis pense même que la défaite aura un goût si amer pour Michael Schumacher que ce dernier pourrait bien annoncer sa retraite anticipée, malgré un contrat qui court jusqu'à fin 2006, à l'issue du Championnat programmée le 24 octobre au soir au Brésil, à Sao Paulo.

Kimi Raikkonen (McLaren-Mercedes) et Juan Pablo Montoya (Williams-BMW) pourront-ils réussir là où ils ont échoué de peu l'an passé? David Coulthard, qui entame sa dernière année chez McLaren avant de céder sa place à Montoya, et Ralf Schumacher chez Williams ambitionnent eux aussi de lutter pour le titre. Quant à Fernando Alonso, l'atout de Renault, il devrait confirmer son immense talent et viser de plus en plus souvent la victoire.

Tous sont d'autant plus déterminés qu'ils ont conscience de posséder un atout de poids face à Ferrari, les pneus Michelin. L'an passé, le manufacturier de pneus français avait déjà causé bien des tourments à son rival japonais Bridgestone. A tel point que Ferrari avait jugé bon de demander à la Fédération internationale automobile (FIA) de revoir l'interprétation du règlement concernant la largeur de la bande de roulement pour la fin de la saison.

"Je suis certain que le fait de bénéficier de gommes Michelin est un énorme avantage. Et je ne pense pas que la combinaison Ferrari-Bridgestone sera aussi forte cette saison que par le passé", a prévenu Ralf Schumacher. Dans une saison qui s'annonce plus indécise que jamais, avec cinq équipes décidées à accrocher des victoires, le butin risque d'être maigre pour les autres. Même pour Toyota, dont l'approche cette année sera encore modeste. "Nous visons un podium", ont annoncé les dirigeants nippons.

Derrière les quatre grands, BAR, aux ambitions très élevées malgré le départ de Villeneuve, Jaguar, Sauber, Toyota et Jordan ne désespèrent pourtant pas de créer la surprise de temps à autre. Rêve que Minardi a depuis longtemps abandonné. Pour tous, une première réponse sera apportée dimanche à Melbourne.

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