F1/GP d’Abu Dhabi

Le choix des pneus sera déterminant pour cette dernière course disputée au soleil couchant

ABU DHABI Théâtre futuriste et luxurieux du dernier Grand Prix de la saison, l’île artificielle de Yas Marina résonnait hier pour la première fois au son des V8 de la Formule 1.

Deux premières séances d’essais libres pour se familiariser avec cette nouvelle piste entre terre et mer, mélange de Valence, de Singapour et de Monaco.

“Il n’y a pas beaucoup de virages rapides, mais c’est sympa” , commentait Robert Kubica, victime d’un bris de moteur BMW.

“Très amusant sur le plan du pilotage” , estimait le pilote Red Bull, Sebastian Vettel, en lice pour le titre de vice-champion du monde face à Rubens Barrichello, deux points derrière lui. “D’habitude, je ne lutte pas pour être deuxième, mais troisième ce serait pire” , a ajouté l’Allemand qui a trouvé “passionnant de disputer une saison de jour sur une piste très glissante puis l’autre de nuit.”

Comme le Grand Prix dont le départ sera donné dimanche à 14 h chez nous, les qualifications débuteront aujourd’hui au soleil couchant pour s’achever à la lueur des projecteurs.

“On ne ressent pas fort la différence de luminosité de l’intérieur” , racontait Lewis Hamilton, le plus rapide le matin puis seulement devancé l’après-midi par son équipier Heikki Kovalainen, toujours sans volant pour 2010. Apparemment, les McLaren-Mercedes semblent en forme sur ce tracé. “Grâce aux deux longues lignes droites, le bénéfice du Kers est de 3 à 4 dixièmes par tour” , reconnaissait le Finlandais, nettement plus motivé que son compatriote Kimi Raikkonen, pressé d’en finir avec une Ferrari F60 qu’il considère comme un boulet.

À l’inverse, le nouveau champion du monde, Jenson Button, lui, ne cachait pas son enthousiasme. “Sur le papier, ce circuit ne semble pas intéressant, mais au volant, il est fantastique.”

“L’élément crucial sera le choix des pneus avec des températures changeantes entre le début et la fin du GP” , prévoit Nico Rosberg.

Seul point négatif, le tunnel à la sortie des stands. “C’est dangereux” , lance Giancarlo Fisichella. “Mais on ne peut rien y changer...”

Même si à Abu Dhabi, de jour comme de nuit, rien ne semble impossible...



© La Dernière Heure 2009