Premier des battus, Fernando Alonso n’a pas dû profiter de l’abandon de Kimi Raikkonen pour reprendre, ce dimanche, la deuxième place du Championnat du Monde.

Certes, sa dixième participation belge en F1 n’a pas encore été la bonne pour l’Espagnol, égalant son meilleur résultat de 2005. Mais ce week-end, le rouge Ferrari est redevenu plus vif. Et tandis que Lotus connaît de gros soucis financiers et que Mercedes semble déjà se tourner vers 2014, la Scuderia est bien revenue dans la course. Et peut compter sur son “Matador” pour ne rien lâcher.

“On a vraiment joué de malchance avec la météo en qualifications,” racontait le double champion du monde, neuvième seulement sur la grille. “À cause simplement d’un mauvais timing.”

Heureusement, le pilote Ferrari a pris un départ de fusée en gagnant d’emblée quatre places à l’intérieur à la Source.

Six tours plus tard, il avait déjà doublé Button et Rosberg à l’aide du DRS. Avant de profiter d’une petite erreur d’Hamilton au premier virage pour décrocher un premier accessit qu’il conserva jusqu’à l’arrivée franchie seize secondes après Vettel.

“Après un mois de juillet difficile et trois courses moyennes, ce résultat nous redonne espoir. J’ai eu le sentiment de retrouver ici une auto nettement plus compétitive. Sebastian était certes le plus rapide. Red Bull et lui méritent amplement la victoire. Je me suis un peu ennuyé pendant la deuxième moitié de l’épreuve car il n’y avait rien à faire.”

Mais l’histoire pourrait être différente dans deux semaines à Monza.

“Ferrari marche toujours bien en Italie. Aujourd’hui, j’ai certes lâché encore sept unités sur le leader, mais je suis heureux. Rien n’est perdu. Je me souviens que l’an dernier, je comptais 41 points d’avance sur Vettel après Monza. Et qu’il en avait 15 de plus que moi au soir du Texas. Je vais essayer d’inverser les rôles. Notre objectif maintenant est de gagner des courses,”concluait un Alonso ne s’avouant jamais vaincu.