En Hongrie, on ne rigole pas avec le Covid-19. Liberty Media a d'ailleurs bien failli annuler en dernière minute le GP prévu ce dimanche et disputer à la place un troisième GP à Spielberg tant les mesures prises par le gouvernement son draconiennes.

Malgré toutes les précautions, parfois exagérées – comme le port du masque lors des conférences de presse que David Coulthard considère comme de la discrimination pour les malentendants habitués à lire sur les lèvres ou alors cette table télécommandée au pied du podium pour donner les trophées – prises par le milieu de la F1 multipliant les tests et se déplaçant en vase clos, les autorités hongroises ne voient pas vraiment l'arrivée de la F1 d'un très bon oeil.

Pourtant, comme à Spielberg, les courses de ce week-end se disputeront à huis clos. Les étrangers ne respectant pas les règles risquent des sanctions allant jusqu'à la peine d'emprisonnement.

On comprend mieux pourquoi certains teams, à l'instar du staff Mercedes, ont décidé de rester jusqu'à demain en Autriche.

Et ces restrictions peuvent parfois poser problème. Ainsi, le jeune champion australien roulant désormais en F3 Oscar Piastri a posté avec humour ce midi sur les réseaux sociaux : « Le restaurant de l'hôtel est fermé, rien d'ouvert au circuit et 15.000 euros d'amende si on est pris à manger ailleurs qu'à son logement ou à la piste. Je pense bien que je vais manger mon bras gauche aujourd'hui... »

Ou alors il doit repasser la frontière...