Pour la première fois de sa carrière, Kimi Raikkonen (McLaren-Mercedes) occupera la première place sur une grille de départ à l'occasion du Grand Prix d'Europe, dimanche au Nurburgring

NURBURGRING Samedi, en qualifications, le jeune Finlandais a soufflé la pole pour 32/1000 de seconde à Michael Schumacher (Ferrari), à l'issue d'une lutte acharnée, moins de cinq dixièmes seulement séparant les cinq premiers.

Et pourtant, l'Allemand croyait bien tenir cet avantage, après avoir réussi à devancer, de quelques miettes là-aussi, les Williams-BMW: son frère cadet, Ralf, et Juan Pablo Montoya. D'ailleurs, aussitôt le temps de la Ferrari numéro un inscrit sur les écrans de contrôle, la joie s'était manifestée dans le camp Ferrari, déclenchant les embrassades des mécaniciens. Michael Schumacher, lui aussi, n'avait pu retenir un geste de satisfaction, un poing rageur brandi hors du cockpit. C'était oublier un peu vite Kimi Raikkonen, l'ultime pilote à s'élancer.

"C'est mieux, non ?"

Quelques instants plus tôt, David Coulthard avait encore déçu au volant de la McLaren-Mercedes, devancé par les Renault de Jarno Trulli et Fernando Alonso, par la Toyota de Olivier Panis, en verve sur le sec depuis vendredi matin. Chez Ferrari, on avait peut-être encore en mémoire le souvenir de l'erreur du jeune Raikkonen à Montréal, erreur qui avait relégué ce dernier en dernière position sur la grille.

Cette fois, Kimi ne devait pas trembler. "C'est quand même mieux de partir en pole, non ? Surtout après la dernière course", plaisantait le Finlandais. Pour sa part, Michael Schumacher ne semblait guère d'humeur à rigoler. Visage sévère des mauvais jours, le pilote de la Scuderia trouvait confirmation des craintes affichées la veille, quand il déclarait ne pas être déçu si jamais il devait pleuvoir en course.

Samedi, sur le sec, les Michelin de la concurrence venaient de démontrer une nouvelle fois leur supériorité sur les Bridgestone. Rubens Barrichello, sur l'autre F2003 GA, était arrivé 5e seulement, Michael Schumacher n'ayant pas pu à lui seul gommer le handicap.
Raikkonen et McLaren-Mercedes, les Williams-BMW, Ferrari... A l'image des qualifications, le Grand Prix d'Europe s'annonce plus que jamais disputé, incertain, pour la victoire. D'autant que chacun se dit persuadé d'avoir opté pour la bonne stratégie.

1re ligne: Kimi Raikkonen (Fin/McLaren-Mercedes) 1:31.523 (moyenne: 202,493 km/h) Michael Schumacher (All/Ferrari) 1:31.555

2e ligne: Ralf Schumacher (All/Williams-BMW) 1:31.619 Juan Pablo Montoya (Col/Williams-BMW) 1:31.765

3e ligne: Rubens Barrichello (Bré/Ferrari) 1:31.780 Jarno Trulli (Ita/Renault) 1:31.976

4e ligne: Olivier Panis (Fra/Toyota) 1:32.350 Fernando Alonso (Esp/Renault) 1:32.424

5e ligne: David Coulthard (G-B/McLaren-Mercedes) 1:32.742 Cristiano Da Matta (Bré/Toyota) 1:32.949

6e ligne: Mark Webber (Aus/Jaguar-Cosworth) 1:33.066 Jenson Button (G-B/BAR-Honda) 1:33.395

7e ligne: Giancarlo Fisichella (Ita/Jordan-Ford) 1:33.553 Ralph Firman (G-B/Jordan-Ford) 1:33.827

8e ligne: Heinz-Harald Frentzen (All/Sauber-Petronas) 1:34.000 Antonio Pizzonia (Bré/Jaguar-Cosworth) 1:34.159

9e ligne: Jacques Villeneuve (Can/BAR-Honda) 1:34.596 Jos Verstappen (P-B/Minardi-Cosworth) 1:36.318

10e ligne: Justin Wilson (G-B/Minardi-Cosworth) 1:36.485 Nick Heidfeld (All/Sauber-Petronas)