Il faut remonter à 1974 pour retrouver une parfaite égalité au départ du dernier rendez-vous de la saison. Le pilote brésilien McLaren Emerson Fittipaldi avait enlevé son deuxième titre mondial en terminant 4e du GP des Etats-Unis à Watkins Glen. Le pilote suisse de Ferrari Clay Regazzoni n'avait terminé que onzième. Fittipladi s'imposait 55 points à 52. À l'époque seuls les six premiers classés marquaient des points.

En 1984, Niki Lauda avait lui remporté le titre mondial avec 0,5 point d'avance sur Alain Prost. Cette année-là, le GP de Monaco avait été interrompu par la pluie après 31 des 77 tours et la moitié des points avaient été attribués, comme ce fut le cas cette année au Grand Prix de Belgique.

A huit reprises (1958, 1961, 1964, 1976, 1981, 1994, 2007, 2008), un pilote de Formule 1 est devenu champion du monde avec seulement un point d'avance.

Plus récemment, le titre le plus serré fut disputé en 2016 quand Nico Rosberg avait devancé de 5 points son coéquipier chez Mercedes Lewis Hamilton (385-380). Le même Hamilton avait aussi perdu le titre pour un seul point en 2007 face à Kimi Räikkönen sur Ferrari (110-109). Le Britannique allait prendre sa revanche douze mois plus tard aux dépens de Felipe Massa lui aussi sur Ferrari (98-97).

Si dimanche prochain à l'issue de la course Verstappen et Hamilton étaient toujours à égalité de points (plusieurs cas de figure sont possibles : double abandon, 9e et 10e places avec point du tour le plus rapide pour le 10e classé, deux classements hors du top 10, un abandon et un classement hors du top 10), c'est le Néerlandais qui serait sacré champion du monde grâce à ses neuf succès en 2021 contre huit au Britannique.