Après 20 ans passé au sein de l'entreprise au Losange, Cyril Abiteboul, chef de l'écurie de GP depuis son retour en F1 en 2016, quitte Renault "avec effet immédiat."

Comprenez qu'il a sans doute été forcé à se retirer après n'avoir pas atteint les objectifs fixés après cinq ans en F1. Trois podiums en cinq ans et la cinquième place du championnat constructeurs en 2020, derrière le dernier de ses clients partis cette année à la concurrence, le bilan est plutôt maigre pour le géant français.

Dès lors le nouveau CEO de constructeur, l'Italien Luca de Meo, a décidé de faire le ménage. D'abord en donnant le nom d'Alpine (la sportive de la marque) à l'écurie d'Enstone. Ensuite en nommant son compatriote et ami Davide Brivio, l'ex-manager de Yamaha (à la grande époque de Valentino Rossi) et de Suzuki en MotoGP avec le titre à la clé en 2020 pour Joan Mir. Et alors que l'on imaginait Abiteboul promu directeur d'Alpine, c'est Laurent Rossi qui vient d'être promu à ce poste de responsable de la marque, mais aussi directeur de la stratégie et business développement du Groupe Renault.

Chacun s'est évidemment envoyé des remerciements à l'heure de la séparation, mais cela doit faire mal à Cyril Abiteboul, tatoué Renault depuis toujours même si c'est... un blaireau (choix de l'Australien) qu'il devra se faire dessiner sur la cheville après un pari perdu avec Daniel Ricciardo qui a réussi à empocher deux fois 18 millions de salaire chez Renault avant de partir chez McLaren avec deux podiums à son actif la saison dernière.