L’Espagnol s’affirme comme un candidat à la victoire avec Ferrari

BARCELONE Véritable star adulée en Espagne, très proche de ses fans avec lesquels il communique fréquemment via les réseaux sociaux, Fernando Alonso portera tous les espoirs de la nation, dimanche, lors de son Grand Prix d’Espagne. Une épreuve at home qu’il n’a remportée qu’à une reprise, en 2006 avec Renault. Un exploit que le pilote d’Oviedo espère rééditer ce week-end.

“Vous avez toujours une motivation supplémentaire lorsque vous roulez à la maison”, a-t-il expliqué hier. “Bien sûr, vous vous donnez à cent pour cent sur tous les Grands Prix. Mais ici, il y a toujours un petit extra de 10 %. Vous soignez encore plus les détails, vous restez plus tard au circuit.”

Et au fil des années, avec l’expérience, la pression du héros local s’est transformée en véritable boost. “Vous avez envie de rendre tous ces gens dans les tribunes heureux. J’ai vécu cela à Valence l’an dernier lors du GP d’Europe. C’était magnifique.” Et par rapport à l’an dernier, Nano possède un vrai avantage : sa monoplace est réellement compétitive. “C’est la première fois que je viens à Barcelone avec une Ferrari capable de gagner. Je ne suis plus outsider mais favori.”

Au championnat pourtant, le Matador ne pointe qu’au 4e rang avec dix-sept points de retard sur Vettel, soit sept de plus qu’il y a douze mois. “Oui mais là j’avais gagné en Malaisie grâce à la chance et la météo. Je suis nettement plus optimiste cette année. Je me souviens que Seb accusait 43 unités de retard sur moi en 2012 après la pause estivale. Et il a décroché le titre. Et en 2006, j’étais 33 points derrière Schumi à un moment, soit une septantaine avec le barème actuel. Et je l’ai battu au championnat. Donc tant que je n’aurai pas 60 ou 70 longueurs de retard, je garderai confiance. Il faut juste se montrer plus régulier lors des prochains dimanches.”

Pour cela, il faudra la fiabilité mais aussi tenter de partir le plus devant possible, surtout sur un tracé où le vainqueur s’est élancé vingt fois en première ligne lors des vingt-deux dernières éditions : “Je connais cette statistique, mais elle ne veut plus dire grand-chose cette saison avec la nouvelle donne pneumatique. Si vous gérez mieux vos gommes que les autres, vous pouvez facilement remonter de plus loin.”

Surtout si, poussé par la foule, vous êtes capable de piloter à 110 %...

© La Dernière Heure 2013