"Je ne parle pas souvent publiquement mais je suis très en colère face aux suggestions que nous avons triché ou que avons été sournois. Particulièrement lorsqu'elles émanent de nos concurrents", a déclaré M. Stroll dans un communiqué diffusé en marge du Grand Prix des 70 ans de la F1 ce week-end à Silverstone (Grande-Bretagne).

"Je n'ai jamais triché de ma vie et ces accusations sont totalement inacceptables et fausses. Mon intégrité et celle de mon équipe ne peuvent être remises en question", a-t-il encore affirmé.

Renault avait déposé plainte contre Racing Point, l'accusant d'avoir copié sur Mercedes les écopes de frein équipant ses monoplaces.

La Fédération internationale de l'automobile (FIA) lui a donné raison vendredi et a retiré 15 points au championnat du monde constructeurs à l'écurie de Lawrence Stroll, la condamnant également à 400.000 euros d'amende.

Elle n'a toutefois pas déclaré ces écopes illégales ce qui permet à Racing Point de continuer à les utiliser. Quatre écuries (Renault, Ferrari, McLaren, Williams) ont fait appel de la décision de la FIA l'estimant trop légère alors que Racing Point a également fait appel, la jugeant injustifiée.

"En dehors du fait que Racing Point a respecté les réglementations techniques, je suis horrifié par la manière dont Renault, McLaren, Ferrari et Williams ont pris prétexte de ce cas pour faire appel et jeter le doute sur nos performances. Elles trainent notre nom dans la boue et je ne l'accepterai pas", a encore lancé Lawrence Stroll.

Racing Point, qui s'appelait jusqu'à son rachat par Lawrence Stroll en 2018 Force India et prendra l'an prochain le nom d'Aston Martin, fait courir les pilotes canadien Lance Stroll, le fils de Lawrence, et mexicain Sergio Perez.

Ce dernier, testé positif au coronavirus, est toutefois remplacé pour le GP des 70 ans de la F1 par l'Allemand Nico Hülkenberg qui s'élancera dimanche après-midi en 3e position sur la grille de départ derrière les deux Mercedes de Valtteri Bottas et Lewis Hamilton.