Rosberg, Piquet, Lauda et les autres...

MONACO La génération des fils de champions du monde est en plein boom : on connaissait déjà Nico Rosberg, Nelsinho Piquet et dans une moindre mesure (ils n'arriveront probablement jamais jusqu'en F1) Mathias Lauda, Tomas Scheckter et Nicolas Prost. Il faudra désormais suivre dans le futur les ascensions de quatre autres fils de champions du monde, avec les débuts en Formule Ford britannique de Freddie Hunt (fils de James, champion en F1 en 1976), en Por- sche Supercup asiatique de Christian Jones (rejeton de l'Australien sacré en 1980) et en F3 britannique des deux fils (Leo et Greg) de Nigel Mansell, qui découvriront mardi prochain le nouveau circuit de Francorchamps.

Seul Damon Hill...

En attendant dans quelques années Hugo Hakkinen et Mick Schumacher. Et sans parler de Bruno Senna, neveu d'Ayrton perpétuant plus que jamais la légende dans les rues de Monaco après son succès en GP2 voici deux semaines à Barcelone, ni de Marco Andretti, fils de Michael et petit-fils de Mario.

Pas de doute, le sport automobile est bien une affaire de famille. Reste à tous ces fils de ou neveu de à démontrer qu'ils ont bien hérité du coup de volant de leur glorieux aîné.

"Honnêtement, ce n'est pas évident. Cela fait bientôt un an et demi que je suis en F1, et l'on n'arrête pas de me parler de mon père alors que je n'étais même pas né quand il a été sacré ", avoue le Monégasque d'adoption Nico Rosberg, premier de la nouvelle génération à rouler en GP sur les traces de papa, chez Williams de surcroît. "Aujourd'hui, je suis toujours le fils de Keke. Et quand je finis dans les points comme à Barcelone il y a 15 jours, cela n'impressionne personne. Si je veux devenir Nico, je vais devoir décrocher deux sacres mondiaux."

Le seul fils de champion du monde à avoir été couronné est Damon Hill, en 1996. Jacques Villeneuve a été sacré l'année suivante mais son père Gilles n'avait, lui, jamais tressé les lauriers.



© La Dernière Heure 2007