Entretien avec Geoffroy Theunis, directeur général du RACB Sport

“On se mouille pour Baguette”


BRUXELLES À 32 ans à peine, le jeune Geoffroy Theunis a plutôt bien succédé à Michel Jodogne à la tête du RACB Sport. En un an, ce Bruxellois BCBG a gagné du crédit par son travail et son engagement avec notamment le RACB National Team qu’il a relancé voici deux ans.

Geoffroy, quel bilan tirez-vous de cette année 2009 ?

“Sportivement, il est excellent. On a vécu une très bonne année au niveau des jeunes et de l’élite. La politique jeune que j’ai développée en arrivant à la Fédé porte ses fruits. Le titre de Bertrand Baguette en FR3.5 et ses tests en F1 sont une consécration. La Belgique n’avait plus connu cela depuis Jacky Ickx en 1967. Et derrière, cela pousse fort aussi avec les sacres de Laurens Vanthoor en F3 et de Benjamin Bailly, lauréat du Volant RACB, en Formul’Academic. En rallye, Thierry Neuville a confirmé son statut de grand espoir. Nous sommes ravis. Il sera difficile de faire mieux en 2010. Nos épreuves se portent bien aussi avec une moyenne de 85 engagés par course et la relance l’année prochaine de l’East Belgian. Maintenant, tout n’est pas rose non plus. Nous avons, comme tout le monde, ressenti les effets de la crise, surtout en circuit et en Belgian GT.”

Le RACB National Team restera-t-il le même en 2010 ?

“Comme en équipe nationale de foot, il y a une sélection. Trois ou quatre jeunes valent vraiment la peine qu’on continue à les aider. Ce sera le cas avec Benjamin Bailly que nous tentons de placer en F3, Laurens Vanthoor qui devrait bientôt officialiser son passage en F3 Euroseries et Thierry Neuville pour qui on essaie de monter un programme en IRC ou JWRC. Pour Bertrand et Jérôme, il faut attendre de connaître leur programme car le National Team se limite à la monoplace et au rallye. Enfin, nous aurons au moins une nouvelle recrue en la personne de Stofel Vandoorne, dernier lauréat du volant RACB National Team (il succédera à Bailly en Formul’Academic) que nous ne reconduirons plus avant quelques années afin de ne pas toujours retrouver les mêmes pilotes lors de la sélection.”

Combien le RACB Sport compte-t-il de licenciés ?

“Nous avons connu en 2009 une baisse de 4 à 5 % du nombre de licences délivrées qui avoisine né-anmoins toujours les 2.000. On monte même facilement à 2.500 avec les licences d’un jour.”

Où ressentez-vous le plus les effets de la crise économique ?

“Le plus dur, c’est pour les organisateurs. On essaie de leur apporter notre soutien car sans organisation, il n’y aurait plus de courses. Je crois que réunir un maximum de fois en 2010 BTCS et BGT en circuit sera une bonne chose pour tout le monde.”

Et quid du RACB National Team de la rue d’Arlon ?

“On a essayé de professionnaliser la structure, de rajeunir les cadres. Autour de moi, j’ai une équi- pe dynamique et motivée. Bien sûr, il n’est pas toujours facile de contenter tout le monde, mais je n’ai encore jamais regretté d’avoir accepté ce poste.”



© La Dernière Heure 2009