Un soutien plus moral et politique que financier

BRUXELLES Aujourd’hui fer de lance du RACB National Team , après-demain très certainement élu Driver of the Year , Bertrand Baguette est aujourd’hui toujours bien ai- dé par la Fédération.

“Chaque sport a besoin de locomotive, d’ambassadeur. La Fédération de tennis compte plus d’affiliées depuis les succès de Kim Clijsters et de Justine Henin. La réussite de grands champions suscite des vocations dans leur pays”, estime, à juste titre, Geoffroy Theunis.

Mais comment le RACB peut-il encore aider un pilote à franchir le dernier échelon ?

“Nous n’avons certainement pas les moyens de lui payer un volant en F1, mais on se mouille pour lui. Que ce soit mon président François Cornelis ou moi-même, nous n’hésitons pas à prendre notre téléphone ou à écrire des lettres à des sociétés ou à des décideurs belges en leur disant que Bertrand est actuellement notre plus grand espoir pour la F1, qu’il faut le soutenir et mérite qu’on investisse sur lui. On est tous moralement derrière Bertrand.”

Et cette locomotive justement pourrait tirer le wagon Francorchamps, très instable, prêt à dérailler ou à être ai-guillé sur une voie de garage, là aussi en raison des difficultés financières pour organiser un tel événement d’envergure mondiale.

“J’espère qu’on n’assistera pas en 2010 au dernier GP de Belgique. Pour aider Francorchamps, il faut se mobiliser. Aller assister à la course. Pour cela, la présence d’un Belge au départ serait très bénéfique. Personnellement, j’y crois beaucoup. Il faut y croire. Bertrand a le talent pour y arriver. Et nous ferons tout ce qui est possible pour garder un GP en Belgique. C’est une chance et une vitrine sur le monde incroyables.”



© La Dernière Heure 2009