Les deux Ferrari F 2004 sur la première ligne

Toute la F1 en direct (classements et résultats) sur dhnet
MELBOURNE Les années se suivent et se
ressemblent pour Michael Schumacher, pour Ferrari, au Grand Prix d'Australie, première épreuve du Championnat du monde. Dimanche à Melbourne, l'Allemand occupera en effet la "pole", la cinquante-sixième de sa carrière, avec son coéquipier Rubens Barrichello pour voisin sur la première ligne de la grille de départ.

Un scénario qui est identique depuis 2001, les deux voitures rouges monopolisant les premières places des essais. Trois années durant même, Michael Schumacher s'imposa le dimanche (2000, 2001, 2002). Avant que, l'an passé, David Coulthard (McLaren-Mercedes) ne mette un terme à la série, des conditions changeantes ayant perturbé la marche de Michael Schumacher, relégué à la quatrième place.

Samedi soir à Melbourne, chacun se demandait ce qui pourrait bien venir cette fois troubler la belle mécanique des F2004, perturber le cavalier seul des rouges, du sextuple champion du monde et de son lieutenant brésilien. Juan Pablo Montoya (Williams-BMW) et Jenson Button (BAR-Honda), crédités du même temps samedi, Fernando Alonso (Renault), Mark Webber
(Jaguar), Takuma Sato (BAR-Honda), Ralf Schumacher (Williams-BMW), Jarno Trulli (Renault), Kimi Raikkonen (McLaren-Mercedes), voire David Coulthard sur l'autre McLaren, douzième temps seulement samedi.

Un pilote sera-t-il être capable de briser l'hégémonie des rouges ?

Dès vendredi, Bernie Ecclestone, le grand argentier de la F1, s'inquiétait et de l'ennui d'une journée d'essais victime de la nouvelle réglementation du moteur unique, poussant les écuries à une grande avarice en kilométrage, et de la trop grande suprématie de Ferrari. "C'est catastrophique pour la F1", se lamentait Bernie. Chacun annonçait une saison difficile pour la Scuderia, pour Michael Schumacher. L'espoir d'une remise en cause de la hiérarchie déclenchait un élan d'enthousiasme. Et voilà que l'équipe italienne et l'Allemand, tel un rouleau compresseur, balayaient toutes les illusions, écrasaient la concurrence.

"Honnêtement, nous ne sommes pas surpris de nous retrouver aux avant-postes", expliquait calmement Michael Schumacher. "Melbourne nous a toujours réussi". Quelques instants plus tôt, l'Allemand avait toutefois rendu hommage à toute son équipe, "pour le boulot formidable effectué tout au long l'hiver", le fait de disposer d'une voiture diaboliquement efficace dès les premiers tours de roue sur le tracé de Melbourne.

De la à penser que cette domination australienne va déboucher sur une outrageuse domination de Ferrari, comme en 2002, il y a un pas que personne ne veut toutefois franchir. Et surtout pas Michael Schumacher et Jean Todt, le directeur sportif de la Scuderia. "Je ne veux pas me montrer trop optimiste car je suis certain que nous vivrons des moments bien plus difficiles sur d'autres
circuits. Oui, la saison s'annonce délicate"
, estime ainsi l'Allemand.

"C'est un résultat encourageant mais attention, souvenons-nous de l'an dernier", insiste Todt. "Ce n'est que la première marche d'une longue, très longue saison. Et puis dimanche, la fiabilité et la stratégie seront les atouts majeurs". La concurrence n'abdiquait pas en effet dans l'optique de la course. Montoya en tête qui voulait garder confiance.

"Notre voiture semble s'améliorer régulièrement. Elle devrait être très bien dimanche", se persuadait le Colombien. Un discours que l'on voulait partager chez Renault, McLaren observant pour sa part une plus grande
réserve.