Lors d'un GP de Belgique de F1, plus de 4.000 personnes (équipes, presse et membres de la sécurité et de l'organisation confondus) doivent se trouver un logement dans les environs du circuit de Spa-Francorchamps, et ce durant trois à quatre jours. A ce chiffre, il faut encore ajouter les spectateurs présents à Francorchamps. Cette année, ils devraient être près de 60.000 à s'être déplacés sur le circuit de Spa-Francorchamps. En conséquence, le secteur de l'horeca tire un profit maximal du GP de Belgique de F1 et se réjouit de la tenue de l'événement dans les Ardennes. Dans les environs directs du circuit, les hôteliers et restaurateurs estiment que plus de 25% de leur chiffre d'affaires dépend de celui-ci. Sans son existence et le maintien d'épreuves d'envergure sur le circuit spadois, le secteur estime qu'il perdrait alors 25 des emplois.

Le GP de Belgique a un impact non négligeable sur le chiffre d'affaire annuel des établissements hôteliers. "Grâce au seul week-end du GP, nous enregistrons un chiffre d'affaires de 300.000 euros, soit environ 10% de notre chiffre d'affaires annuel", détaille Sophie Coumont, directrice des ventes de l'Hôtel de la Source, situé à l'entrée du circuit. L'établissement, qui compte 86 chambres et 4 suites, affiche complet.

Même son de cloche à Spa. "Nous comptons sur la F1. Elle est une source d'importants revenus pour nous, qui affichons complets chaque année lors du week-end du GP", confirme Marjorie Piette, chef de réception au Radisson Palace de Spa, un établissement de 120 chambres.

Les hôteliers et les propriétaires de gîtes et de chambres d'hôtes de la région profitent du week-end pour tripler leurs prix. L'Hôtel de la Source propose ainsi un package de 4 jours pour 3.200 euros.

Certains propriétaires d'hôtels nuancent toutefois ce profit, se plaignant de la surabondance sur internet de petites annonces pour des chambres d'hôtes. C'est une concurrence à laquelle on sait difficilement faire face. Les prix de ces établissements sont bradés, les paiements se font au noir, explique-t-on ainsi dans certains établissements situés à proximité immédiate du circuit. "S'il y a cinq ans, l'imapct de la F1 dans mon chiffre d'affaires annuel était encore de 15 à 30% en fonction des années, il n'est maintenant plus que de 5 à 6%", se désole le gérant d'un hôtel situé à moins de 3 km du circuit.