Mercedes a préparé le GP. Verstappen, meilleur chrono, a déjà ravi ses fans.

Une fois n’est vraiment pas coutume, les parapluies se sont transformés en parasols, vendredi, sous la canicule spadoise avec un bitume surchauffé à plus de quarante degrés. On se serait plus cru dans les déserts de Bahrein ou d’Abu Dhabi que dans l’habituel pot de chambre de l’Europe. Francorchamps est la piste de tous les excès : de vitesses (près de 340 km/h en pointe ici) et de températures.

Après quelques heures dans les bouchons, un public déjà très nombreux pour un vendredi a pu voir les F1 rouler durant trois heures.

En matinée , ce sont logiquement les Mercedes qui ont décoché les premières flèches, Nico Rosberg devançant son équipier Lewis Hamilton de sept dixièmes. "L’effet du Halo," souriait l’Allemand étrennant en effet cet arceau de sécurité protégeant la tête du pilote tout en ne gâchant apparemment pas trop sa vue. Un système de protection que la FIA voudrait rendre obligatoire en 2018.

Puis dans l’après-midi, ce fut au tour de Red Bull de donner des ailes à Max Verstappen et Daniel Ricciardo.

Devant son public, le jeune qui en fait toujours un max a bouclé son meilleur tour en 1.48.085, à 233 km/h de moyenne. Soit déjà une seconde et trois dixièmes de mieux que le meilleur temps de Nico Rosberg lors des essais libres du vendredi de 2015. Vingt-cinq centièmes devant son équipier Daniel Ricciardo.

"C’est toujours chouette de signer un meilleur temps, mais nous ne sommes que vendredi et les Mercedes n’ont pas encore chaussé les pneus super tendres," relativisait le fils de Jos en gardant la tête bien sur les épaules. "Je ne pense pas qu’il sera possible d’inquiéter Nico pour la pole, mais une place (la deuxième) en première ligne est jouable."

Elle devrait se disputer entre les pilotes Red Bull, tant les Force India et les Ferrari (Raikkonen et Vettel se plaignaient du trafic) semblaient loin.

Et quid des grandes favorites, Mercedes ? On ne les a pas beaucoup vues dans les classements lors de la deuxième séance libre, mais bien en piste, Nico Rosberg (6e à 1 seconde) et Lewis Hamilton (13e à 1.6) accumulant les tours pour préparer le GP avec les pneus médiums et tendres.

"À quoi bon chausser les super tendres puisque de toute manière je ne signerai pas la pole et devrai m’élancer en fond de grille après deux changements de moteurs (NdlR : et sans doute un troisième ce matin pour avoir toute la réserve nécessaire pour la fin de saison) me valant trente places de pénalité ?" expliquait le leader du Mondial. Cinq de moins que son ami Fernando Alonso qu’il retrouvera en queue de peloton suite à divers changements de groupe propulseur.

Devant, sachant qu’il ne devra sans doute pas chercher le dernier centième cet après-midi pour battre son équipier, Rosberg n’a pas encore testé les pneus les plus performants. "Ce sera pour samedi matin," racontait l’Allemand qui devrait pulvériser aujourd’hui la pole signée en 2015 par Lewis Hamilton en 1.47.197. Tout cela devant un public très chaud. Au sens propre vu les prévisions météo et figuré pour le jeune Max…