Le Grand Prix de l’Eifel au Nürburgring a tourné à l’élimination. Dès le 19e des 60 tours, la course était décapitée par l’abandon du poleman Valtteri Bottas. Chez Mercedes, on soupçonne un problème de MGU-H comme responsable de la perte du Finlandais. Esteban Ocon (Renault) et Alex Albon (Red Bull), trahis par leur mécanique, disparaissaient également avant la mi-course.

L’épreuve rhénane était relancée à 15 rondes de l’arrivée avec l’immobilisation en bord de piste de Lando Norris dont la McLaren montrait des signes de faiblesses depuis plusieurs kilomètres. Malgré le regroupement de la meute, Lewis Hamilton tenait bon pour signer la 91e victoire de sa carrière. En terre allemande, sous les yeux du fiston Mick Schumacher, le Britannique égalise désormais le nombre de succès glanés par le grand Michael entre 1992 et 2006.

Max Verstappen (Red Bull) aura été le seul à suivre le rythme de Hamilton, sans pour autant le menacer. Le Hollandais échoue à 2 secondes de la victoire. La lutte pour la 3e place aura tenu en revanche en haleine les quelques 20.000 spectateurs. Malgré un ultime assaut de Sergio Pérez (Racing Point) après le restart, Daniel Ricciardo offre enfin à Renault ce premier podium que le losange attendait depuis le Grand Prix de Malaisie 2011. Pour les hommes d’Enstone, c’est le premier Top 3 depuis le Grand Prix de Belgique 2015 quand ils couraient sous les couleurs de Lotus.

Carlos Sainz console McLaren en sauvant les points de la 5e place. L’Espagnol précède Pierre Gasly (AlphaTauri), à nouveau auteur d’une course faste. Il n’y a pas eu de miracle pour Charles Leclerc. Après avoir signé le 4e temps en qualifs, le pilote Ferrari n’a pu faire mieux que la 7e position. Après être parti bon dernier alors qu’il a redécouvert la Racing Point samedi après-midi en Q1, Nico Hülkenberg termine 8e. L’Allemand est assurément le héros de ce dimanche et a été déclaré pilote du jour par les internautes. Romain Grosjean (Haas) et Antonio Giovinazzi (Alfa Romeo) complètent le Top 10.