Les Ferrari repoussées en 3e ligne

MONACO Michael Schumacher, le quintuple champion du monde, le quintuple vainqueur aussi de la course monégasque, ne sera qu'en troisième ligne dimanche au Grand Prix de Monaco laissant la vedette à son frère Ralf (Williams-BMW), auteur de la 2e pole de sa carrière.

"Je ne m'attendais vraiment pas à ça, s'étonnait Ralf. Piloter à Monaco constitue un sacré challenge mais, si votre voiture est bien équilibrée, cela devient un plaisir". Plaisir que ne goûtait guère Michael.

En étant rétrogradé si loin sur la grille, le pilote de la Scuderia voyait sa tâche se compliquer sérieusement dans son désir d'égaler le record du Brésilien Ayrton Senna, six fois vainqueur en Principauté, et de prendre les commandes du Championnat à Raikkonen. Pour Ferrari, la désillusion était grande. Pour la première fois depuis le Grand Prix d'Europe, le 25 septembre 1999 au Nurburgring, épreuve à laquelle Michael Schumacher ne participait pas après son accident de juillet à Silverstone, la Scuderia n'avait pas une voiture dans les deux premières lignes d'une grille de départ. Et il fallait que cela arrive à Monaco, là même où une bonne place au départ représente la meilleure assurance de bon résultat.

"Il est certain que je ne suis pas satisfait de ce résultat, disait Michael Schumacher. Même si, personnellement je n'y suis pour rien, n'ayant commis aucune erreur. Depuis le matin toutefois nous avons vu que l'on n'était pas aussi compétitif dans les deuxième et troisième secteurs du circuit".

"Cependant, cela ne veut pas dire nécessairement que la situation sera la même dimanche, poursuivait l'Allemand. En fait, je persiste à croire que nous avons fait le bon choix pour la course. On ne saura qu'en course la quantité de carburant embarquée par chacun".

Michael Schumacher n'était pas le seul à penser que, tant du côté de Williams, que de celui de McLaren, la stratégie adoptée consistait en un premier arrêt tôt dans la course.

"La première ligne était à notre portée, avouait ainsi Jarno Trulli. Toutefois, il faut accepter le fait que certains avaient moins d'essence que nous".
Stratégie, fiabilité, concentration, l'autre élément déterminant dans la course à la victoire se jouera sur les... pneumatiques.
Domaine dans lequel Michelin samedi avait réalisé une belle performance avec huit voitures dans les cinq premières lignes de la grille.

"Les Michelin semblent très bien ici. Nous avons connu des semaines difficiles et cette pole tombe à pic. Maintenant, il reste à confirmer", se félicitait Ralf Schumacher.

Grille de départ

1re ligne: Ralf Schumacher (ALL/Williams-BMW) 1:15.259 (moyenne: 159,768 km/h) - Kimi Raikkonen (FIN/McLaren-Mercedes) 1:15.295

2e ligne: Juan Pablo Montoya (COL/Williams-BMW) 1:15.415 - Jarno Trulli (ITA/Renault) 1:15.500

3e ligne: Michael Schumacher (ALL/Ferrari) 1:15.644 - David Coulthard (GBR/McLaren-Mercedes) 1:15.700

4e ligne: Rubens Barrichello (BRE/Ferrari) 1:15.820 - Fernando Alonso (ESP/Renault) 1:15.884

5e ligne: Mark Webber (AUS/Jaguar-Cosworth) 1:16.237 - Cristiano Da Matta (BRE/Toyota) 1:16.744

6e ligne: Jacques Villeneuve (CAN/BAR-Honda) 1:16.755 - Giancarlo Fisichella (ITA/Jordan-Ford) 1:16.967

7e ligne: Antonio Pizzonia (BRE/Jaguar-Cosworth) 1:17.103 - Nick Heidfeld (ALL/Sauber-Petronas) 1:17.176

8e ligne: Heinz-Harald Frentzen (ALL/Sauber-Petronas) 1:17.402 - Ralph Firman (GBR/Jordan-Ford) 1:17.452

9e ligne: Olivier Panis (FRA/Toyota) 1:17.464 - Jos Verstappen (PBS/Minardi-Cosworth) 1:18.706

10e ligne: Justin Wilson (GBR/Minardi-Cosworth) 1:20.063