McLaren de retour en forme, Red Bull toujours devant Brawn, 17 pilotes dans la même seconde !

BUDAPEST Trente-trois degrés à l'ombre, quarante-cinq sur la piste, les Brawn-Mercedes n'auront à coup sûr pas de problème à faire monter leurs gommes en température ce week - end en Hongrie pour le dixième Grand Prix de la saison.

Cela signifie-t-il que Jenson Button, lauréat de six des sept premiers GP mais en difficultés lors des deux dernières courses, sera en mesure de reprendre sa marche triomphale demain à Budapest ?

Rien n'est moins sûr pour le Britannique, auteur des dixième et douzième meilleures performances ce vendredi lors des essais libres. Et les résultats de son équipier Rubens Barrichello (13e puis 7e), réconcilié avec son team depuis son gros "coup de gueule" du Nürburgring, n'inspiraient guère plus d'optimisme.

"Je nous sens pourtant plus dans le coup que lors des deux derniers GP", positive Button, leader du Mondial avec 21 points d'avance sur Sebastian Vettel.

Mais si les Brawn étrennent sous la canicule quelques évolutions aérodynamiques, les autres n'ont pas arrêté de développer non plus.

Cela semble notamment être le cas de McLaren-Mercedes confirmant hier le retour en Flèche amorcé en Allemagne. Avec le meilleur temps en matinée d'un Heikki Kovalainen sentant son baquet menacé, puis le doublé des grisés dans l'après-midi, Lewis Hamilton devançant Niceman de 47 millièmes. Le champion du monde aurait-il fini de manger son pain noir ?

"Même si le vendredi n'est jamais trop significatif, je prévois une bataille pour la pole très serrée" , racontait pour sa part un Sebastian Vettel qui aura sué pour signer les 15e puis 6e meilleurs temps, derrière Webber. "Je ne suis pas encore 100 % satisfait de nos réglages. Nos rivaux se sont rapprochés : Brawn, mais aussi McLaren et Williams. Cela pourrait jouer en notre faveur."

À condition de partir devant. Avec dix-sept voitures en moins d'une seconde hier, la qualification s'annonce particulièrement chaude. Et déterminante pour la course de demain sur un tourniquet où il est toujours très difficile de dépasser.

"Cela va se jouer à trois fois rien", prédisait le pilote Red Bull.



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