McLaren et le jeune Britannique reviendront plus forts encore en 2008

SAO PAULO Même s'il a échoué en vue de l'arrivée, même s'il n'a pas réussi à décrocher un titre qui lui semblait promis au soir du GP du Japon, Lewis Hamilton n'a évidemment pas le droit, après coup, d'être déçu de sa toute première saison en F1. Même si des défaillances humaines, de l'équipe puis de la mécanique ont fait que le titre mondial lui a filé entre les doigts lors des deux derniers Grands Prix, le jeune Britannique restera bien entendu la révélation, l'homme qui aura le plus marqué cette saison 2007.

Avec la maturité qui le caractérise pour un gamin de 22 ans ayant passé son adolescence sur les circuits européens de karting, le vice-champion du monde de F1 analysait avec lucidité et beaucoup de positivisme la campagne écoulée.

"Au départ de la dernière course dimanche, je me suis dit : Quoi qu'il se passe aujourd'hui, ma première saison aura été phénoménale. Qui aurait pensé en mars dernier que j'aurais mené le championnat durant les trois quarts de l'année et que je me serais battu pour le titre jusqu'au dernier mètre du dernier GP ? Personne. Honnêtement, même pas moi. J'espérais bien gagner quelques Grands Prix, soutenir la comparaison avec mon équipier mais pas passer en quelques mois du statut de champion GP2 à celui de numéro 2 mondial. C'est extraordinaire et je tiens encore à remercier toutes les personnes grâce à qui j'ai pu vivre cette expérience incroyable."

Un rêve s'achevant toutefois par un vilain cauchemar avec seulement deux points marqués lors des deux derniers GP. Etonnant pour un pilote débutant sa carrière en F1 par neuf podiums consécutifs.

"Ecoutez, je n'estime pas avoir été volé. L'Angleterre aurait voulu aussi gagner la Coupe du Monde de rugby. Mais c'est le sport. Il y a toujours un vainqueur heureux et un perdant qui l'est fatalement moins. Sur l'ensemble du championnat, chacun d'entre nous a eu ses jours de chance et de malchance," poursuit le pilote McLaren-Mercedes très sportivement. "Mes mauvais jours ont juste été groupés en fin de saison. C'est dommage que la mécanique m'ait trahi pour la seule fois lors du GP décisif. Mais c'est comme cela. Je ne peux plus rien y changer. Je ne nourris en tous cas aucun regret. Hormis lors du 1er tour, j'ai disputé au Brésil l'une de mes plus belles courses de la saison. Cela n'a malheureusement pas été suffisant. Bravo à Kimi. Il mérite ce titre. Il a fait du super boulot toute l'année. Quant à moi, je reviendrai en 2008 plus fort après avoir appris de mes erreurs."

Pas question de blâmer le team : "Un problème technique sur une saison, c'est très peu. Moi aussi j'ai commis des fautes. En Chine et en Allemagne. On gagne ensemble et on perd ensemble. C'est cela l'esprit de team."

Tout comme Fernando s'est planté au Canada et surtout au Japon. Le seul finalement qui n'aura jamais commis la moindre erreur en course s'appelle Kimi Raikkonen. Et est logiquement devenu Champion du Monde...



© La Dernière Heure 2007