"Je ne sentais pas particulièrement la pression de Fernando"

FUJI Une quatrième victoire en partant de la pole, une course parfaite dans des conditions dantesques et, surtout, dix points de plus que son équipier et principal rival, Lewis Hamilton ne cachait pas son bonheur au terme de ce Grand Prix de folie qui faillit être remis pour terrain impraticable... "A certains moments, je me suis effectivement dit qu'on devait arrêter la course. On y a tous pensé, je crois. Une fois que nous avons été enfin libérés, je me suis plutôt bien élancé et je ne sentais pas particulièrement la pression de Fernando (Alonso). J'économisais l'essence et je me détachais facilement. J'aurais pu, au besoin, attaquer un peu plus. Au moment du ravitaillement, j'ai entendu que Fernando avait commis une erreur et pointait cinq places derrière moi. Je n'avais plus qu'à tenter de rester en piste. Ensuite, j'ai connu mon accrochage avec Kubica. C'était si piégeux. Je ne voyais rien dans mes rétros et la visière de mon casque était embuée, ce qui fait que je n'ai pas vu qu'il était à l'intérieur. Surpris, je suis parti en tête-à-queue. J'ai eu de la chance de pouvoir repartir. Après le choc, j'ai ressenti comme une vibration et je me suis, alors, dit "zut, il se passe quelque chose sur la voiture." Mais l'équipe m'a dit que tout était en ordre et que je n'avais qu'à la garder en piste."

Après l'abandon de son équipier au 42e tour, Hamilton leva encore plus le pied. Tout en surveillant ses rétros derrière la safety car. "Suite au crash d'Alonso, tout le monde s'est regroupé derrière moi. Mais j'ai vite repris mes distances." Après 67 tours, Lewis, délivré, pouvait enfin laisser exploser sa joie. "Ce fut la course la plus longue de ma vie." Avec douze points d'avance, Hamilton peut désormais sérieusement songer à un titre mondial qu'il pourrait décrocher dès dimanche prochain à Shanghai. "Ce succès est très important dans l'optique du titre, mais je ne veux pas y penser pour l'instant. Je veux me concentrer pour le prochain Grand Prix."



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