Si Valtteri Bottas ne gagne pas ou que Lewis termine dans le Top 8...

C’est déjà passé très près - à quatre points - dimanche, au Mexique. Le sixième titre mondial de Lewis Hamilton devrait être logiquement entériné dimanche, à Austin, lors de l’antépénultième Grand Prix de la saison de Formule 1. Un tracé texan que le Britannique adore et sur lequel le pilote Mercedes s’est déjà imposé à cinq reprises en sept éditions. Seules les courses de 2013 (Vettel) et de l’an dernier avec le succès de Raikkonen lui ont échappé.

Avec 74 points d’avance sur son équipier Valtteri Bottas alors qu’il en reste un maximum de 78 à distribuer lors des trois premiers Grands Prix, il faudrait un véritable cataclysme pour que l’homme aux 83 victoires ne décroche pas sa 6e couronne. Soyons clairs : même si le rappeur partait en vacances pour le reste de la saison, Valtteri Bottas, obligé de remporter les trois derniers GP (le Finlandais n’a jamais réussi un trois à la suite), ne parviendrait pas encore à le rejoindre et empêcher le n° 1 mondial de s’intercaler entre Fangio et Schumacher dont il pourrait égaler le plus beau record dès 2020.

C’est donc cousu de fil argenté. Et même reporter aujourd’hui l’échéance au prochain GP du Brésil paraît fort peu probable. Il faudrait pour cela que Valtteri Bottas gagne le Grand Prix d’Austin, dimanche soir chez nous, et que son équipier ne termine pas dans les huit premiers, ce qui n’est arrivé qu’une fois cette année.

La fiabilité de la W10 est tellement exemplaire qu’Hamilton visera sur le circuit des Amériques sa 31e arrivée dans les points d’affilée avec la perspective d’égaler d’ici à la fin de saison record de 33 Grands Prix d’affilée dans le top 10.

Sur du velours après sa brillante performance de dimanche dernier malgré une monoplace endommagée suite à son accroc avec Max Verstappen, Lewis ne jouera pas les épiciers. Pas question d’être sacré sans monter sur le podium comme l’an dernier au Mexique.

En grand champion, Hamilton veut être sacré avec panache, si possible en allant chercher une onzième première place en 2019 (comme en 2014 et 2018), le record de 13 victoires en une saison toujours détenu par Schumi pouvant toujours être égalé cette année. Même si à l’époque il n’y avait que 18 GP au calendrier et si les pilotes Ferrari semblent bien décidés à encore en gagner une ou deux cette saison.