Entretien avec la fiancée du pilote Red Bull


MONACO La regarder est un véritable délice. Et, chose rare pour une femme qui se sait parmi les plus belles, Karen Minnier est aussi sympathique et intelligente. Une perle rare que le pilote de F1 au visage d'Action Man David Coulthard garde précieusement dans son coeur depuis le GP de Belgique 2005. Entre ces deux tourtereaux formant un des couples les plus glamour de la F1, c'est l'amour fou.

"On s'est connu dans le paddock en 2004 lorsque je travaillais comme reporter pour TF1 ", raconte notre compatriote originaire de Charleroi. "Mon rôle consistait à interviewer les pilotes sur la grille de départ. Il était toujours disponible, très aimable et poli."

Le coup de foudre ? Pas vraiment. "À l'époque, je regardais plutôt des plus grands pilotes. En taille, bien sûr !" confie la grande Karen faisant mine de ne pas se souvenir qu'elle nous avait avoué à Magny-Cours que son type d'homme préféré était Mark Webber, l'Australien aujour- d'hui équipier de... Coulthard ! Fin 2004, elle loupa même le premier rendez-vous fixé par le beau David... "J'avais annoncé à Monza que c'était mon dernier GP pour la télé. Il le savait et m'avait dit qu'il avait un petit cadeau pour moi. Malheureusement, je ne pouvais parler qu'aux pilotes sur les quatre premières lignes. Et il n'y était pas."

Pas de chance pour le romantique DC qui lui avait préparé un bouquet de fleurs. Heureusement, un an plus tard, ils se retrouvèrent à Francorchamps grâce à Red Bull pour lequel Coulthard roulait et Karen effectuait une pige en tant qu'organi- satrice. Et depuis, ils ne se quittent plus. Enfin, façon de parler.

"David ne sait pas rester trois jours au même endroit. On a chacun nos vies. On tient à notre indépendance. Il vient quand il peut en Belgique, chez moi, dans mon appartement à Uccle. J'essaye, de mon côté, de l'accompagner sur un maximum de Grands Prix ou de passer du temps avec lui à Monaco. On a une vie normale. Quand il est là, on va chercher ensemble ma fille Shanna (9 ans) à l'école. Et c'est moi qui signe le plus d'autographes pour ses copines, se marre-t-elle. Il joue parfois avec elle à la Playstation. En tant que Monégasque, il se débrouille en français mais on parle le plus souvent anglais à la maison."

"Plus facile d'être une femmeen F1 qu'à la télé"

Dans le paddock, Karen se fait généralement assez rare et discrète. "Je n'ai aucune vraie copine. Chacun est dans son motor-home, on se voit très peu avec les autres femmes de pilote. Anne, l'épouse de Mark Webber, est très sympa. Mais elle suit la course de son homme et moi du mien. Et puis, je n'aime pas trop passer des journées ici à attendre. Il n'y a pas grand-chose à faire lorsque vous ne travaillez pas."

Cela signifie-t-il qu'elle regrette les années où elle se baladait micro à la main ? "Pas du tout, même si c'était très gai. Hormis Michael Schumacher qui avait une exclusivité avec RTL, je les ai tous interviewés. Il est sans dou- te plus facile d'approcher un pilote lorsque vous êtes une femme et que vous avez une caméra dans le dos. Ils peuvent être surpris par vos questions."

Et puis, cela lui avait ouvert une porte à TF1 où elle a présenté l'émission populaire Les Enfants de la télé avec Arthur durant neuf mois. "Mais je viens d'arrêter pour me consacrer à d'autres projets dans le domaine télévisuel ", confie-t-elle. En aurait-elle eu marre de jouer le rôle de l'animatrice belle plante présente uniquement pour son côté esthétique ? "Vous savez, il n'y a pas qu'à la télé que les gens vous jugent d'abord sur votre physique. C'est un milieu ingrat où il y a beaucoup de prises de tête. C'est peut-être pour cela que les Belges sachant garder les pieds sur terre y réussissent."