Le président Luca di Montezemolo l’a avoué ce week-end.

Une annonce concernant notre choix de pilotes pour la saison 2014 interviendra cette semaine. Notre décision n’est pas encore prise, mais elle est imminente…” 

Le verdict pourrait tomber aujourd’hui ou demain.

Le choix n’est pas évident du tout, chaque option possible possédant des avantages, mais aussi des inconvénients.

1 Continuité avec Massa ? 

Le Brésilien prolongera-t-il une année de plus avec les Rouges ? C’est moins certain que jamais après une quatrième saison décevante. Septième du championnat avec 79 unités, Felipe a inscrit moins de la moitié du score de son équipier, deuxième de la compétition avec 169 points. Et son dernier succès remonte a déjà plus de quatre ans, avant son accident de Budapest. Cette nouvelle saison en demi-teinte pourrait être celle de trop. En fin de contrat, Massa n’est pas certain de signer pour une dixième année chez Ferrari. “Je n’ai pas fait moins bien que l’an passé…” confie-t-il. Sa quatrième place à Monza, tant en qualifs qu’à l’arrivée après un mauvais changement de pneus lui coûtant le podium, lui permettra-t-elle de sauver une fois encore sa tête ? Lui-même semble en douter : “Je suis aussi content d’avoir montré à d’éventuelles autres équipes ce dont j’étais encore capable !” a-t-il laissé échapper. Aurait-il déjà été averti qu’il devait chercher ailleurs ? Très rapide quand la voiture est au top et qu’il part devant, Massa représente la carte de la continuité. C’est aussi le bon petit soldat obéissant aux ordres, prêt à se sacrifier pour l’armée rouge et, surtout, le choix préféré d’Alonso.

2 Le retour de Raikkonen ? 

Remercié fin 2008 pour laisser la place à Fernando Alonso, Kimi Raikkonen va-t-il faire son retour au sein de la Scuderia ? Ce serait assurément une belle revanche pour le Finlandais, meilleur finisseur du championnat et dernier champion Ferrari en date. La piste Iceman semble, en tout cas, sérieuse. Toujours pas payé par Lotus, en proie à des difficultés financières, sans garantie quant à la compétitivité des monoplaces noir et or en 2014, Kimi chercherait une porte de sortie et a récemment fait une petite visite à Maranello. Pour mettre la pression sur son employeur actuel ou signer un pré-contrat ? Ferrari a-t-elle rappelé Raikkonen et vérifié son intérêt juste pour mettre la pression sur Massa et Alonso ? Le président veut-il réellement reformer une équipe avec deux leaders, deux champions comme à l’époque de Pironi et Villeneuve ? Ce serait sans doute mieux dans l’optique du titre constructeurs, mais alors plus question de consignes. Et comment gérer en Italie la cohabitation entre deux champions d’un tel niveau prêts à s’entre-déchirer ? Peut-être qu’en fin de compte Luca di Montezemolo a juste pris ses précautions en cas de clash avec Alonso. Car, quoi qu’il en dise, ce serait un sacré désaveu pour l’Espagnol de lui mettre dans les roues un pilote du calibre de Raikkonen. Son orgueil en prendrait certainement un coup. Alors, pour renouer avec les lauriers, Ferrari va-t-elle oser aligner une paire Alonso-Raikkonen qui, sur le papier, serait la meilleure du plateau ? Ou Raikkonen ne serait-il choisi que pour pallier un éventuel départ du pilote des Asturies ? Alonso possède un contrat jusqu’à fin 2016, mais c’était aussi le cas pour Iceman en 2008… Et en F1 tout est possible.

3 La logique Hulkenberg ? 

Partant du principe que Ferrari ne peut plus continuer une année de plus avec Massa et que Montezemolo ne veut pas lâcher le renard parmi les poules, le choix de Nico Hulkenberg serait certainement le plus logique et le moins risqué. Que ce soit lors de ses débuts chez Williams, puis chez Force India et encore ce week-end sur la modeste Sauber où il a réussi l’exploit de se classer troisième sur la grille et cinquième à l’arrivée, le jeune Nico Hulkenberg a maintes fois démontré qu’il est vraiment un des meilleurs pilotes de la nouvelle génération. Au même titre qu’un Ricciardo, il mériterait sa chance dans un team de pointe. Sa nationalité joue aussi en sa faveur.

4 Le pari Bianchi ? 

C’est la quatrième piste, sans doute la moins probable. Managé par Nicolas Todt, fils du président de la FIA et de l’ancien patron de la Scuderia, Jules Bianchi a fait de bons débuts chez Marussia. Pilote de la Ferrari Driver Academy, réserviste au sein de la Scuderia, le Français a des racines belges, mais aussi un nom à consonance italienne. Sans doute le moins cher de tous, il représenterait toutefois un trop gros risque vu son inexpérience. Pas sûr qu’il réussirait mieux au final que Massa. Alors, à quoi bon changer ? Bianchi mérite, certes, mieux qu’une Marussia. Sauber-Ferrari constituerait, dès lors, un bon pas en avant pour une deuxième année d’apprentissage.